Meurtres dans le décagone : Qui est le coupable ?

Meurtres dans le décagone est un manga policier de cinq tomes prépublié dans le Monthly Afternoon (seinen). C’est sous le crayon de Hiro Kiyohara que prend vie le roman de Yukito Ayatsuji (1987). Ils ont déjà collaboré ensemble pour un autre titre du romancier à savoir Another. Il a été traduit en français en 2009 chez l’éditeur Karasu. Il n’est malheureusement plus disponible depuis longtemps.

C’est quoi l’histoire ?

Un groupe d’étudiants, membres d’un club d’amateurs de romans policiers, part en vacances sur l’île de Tsunoshima.
Ils vont résider dans le Décagone, un bâtiment à l’architecture surprenante créé par Seiji Nakamura, mort six mois plus tôt dans un incendie sur la même île. Mais une fois sur place, le groupe va faire une étrange découverte : de mystérieuses plaquettes où figurent les mots “victime”, “détective” et “coupable” semblent leur être destinées.
Au même moment, une autre étudiante, ex-membre de ce club, reçoit une lettre… de la part du mort. Alors qu’elle essaie d’en savoir plus, elle fait la connaissance de Shimada, étudiant en théologie bouddhiste et, lui aussi, passionné de romans policiers et de mystères à résoudre.
Une double enquête commence alors…

© KIYOHARA Hiro, AYATSUJI Yukito / Kodansha Ltd.
Ils étaient sept…

Premier roman de Yukito Ayatsuji il fonde par la suite me mouvement Hongaku pour revenir aux fondamentaux « honnêtes et authentiques » de l’Age d’Or du roman policier.

Chaque personnage à un pseudonyme faisant référence à un auteur ou un personnage de romans policier. Leurs vacances sur l’île de Tsunoshima pourrait bien virer au cauchemar quand ils découvrent de mystérieuses plaquettes où figurent les mots “victime”, “détective” et “coupable”.
Sept des membres du club se retrouvent sur une île en huit clos ou tout le monde pourrait être coupable, se qui n’est pas sans rappeler Ils étaient dix d’Agatha Christie. Lecteurs assidus de polars, ils vont très vite soupçonner tout le monde alors que concrètement il ne sait encore rien passé.

Le cas Chiori

En parallèle, on suit une autre enquête d’une ex. membre du même club qui reçoit une lettre qui lui dit qu’elle a tuer Chiori. Elle rencontre d’autres personnes ayant reçu le même message. Débute un étrange jeu de piste pour comprendre pourquoi ils ont reçu ses lettres.
Les deux mystères sont passionnants. Le lecteur est baladé par l’auteur. Il nous montre des pistes, mais on sent qu’on se faire juste mener par le bout du nez (sur moi ça marche plutôt bien). Chaque parole, gestes ou regard est décortiqué.
Ce qui m’a attiré au départ c’est l’illustration de la couverture que je trouve magnifique. Le coup de crayon de Hiro Kiyohara est magnifique. Assez glaciale, il contribue à l’ambiance général du manga.

Si vous aimez les romans policier classique, ceux qui vous retournent de cerveau en vous faisant croire que vous avez tout piger dès le début… Alors ce manga est pour vous ! De plus, il est vraiment d’une grande beauté.

Public : +14 ans

Service presse

Tanja

Je suis tombée dans les animes et les mangas depuis toute petite. Mais depuis 1997 je me suis spécialisée dans la Jmusic sur divers média. Avant toute chose j'aime le rock sous toutes ses formes et je m'éclate en concert. Depuis peu j'ai acquis un doctorat en manga avec des chats.

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