Anime automne 2018 : le sport et dépassement de soi

Cette saison deux animes ayant pour thème le sport ont attiré mon attention. Tout d’abord Run with the wind et Tsurune. Ces deux séries sont disponible sur Crunchyroll à raison d’un épisode par semaine.

Run with the wind

Commençons par Kaze ga Tsuyoku Fuiteiru titré Run with the wind en FranceCet anime est adapté d’un roman de l’auteure Shion Miura paru au Japon en 2006. Tous les romans de cette écrivaine semblent être adapté avec succès au cinéma ou en anime comme The Great Passage (Fune no Amu) entre autre. En ce qui concerne Run with the wind, il a eu droit déjà à une adaptation en manga par Sorata Unno et en film live action en 2009. La série qui vient de débuter cet automne comptera 23 épisodes, elle est disponible tous les mardis soir.

Des étudiants s’entraînent pour participer à la plus grande course de relais universitaire du Japon. Véritable marathon, long de plus de quelque 217 kilomètres, cette épreuve mythique se déroule entre Tokyo et la ville de Hakone. Au début ce n’est pas du tout de leur plein gré. Haiji rassemble autour de lui un groupe hétéroclite dont un seul semble aimer la course, en revanche Kakeru dit ne pas savoir travailler en équipe. Problème c’est une course de relais. On est d’accord que c’est mal barré cette histoire !
Une personne sensée ne miserait pas une cacahuète sur ces braves garçons, pourtant au fil du temps tout le monde va y trouver son compte et se surpasser. Et, oui c’est ça le sport.

 

Je déteste la course, j’en ai fait en cours d’EPS mais cela a toujours été une torture, pour ça je me sens proche du Prince qui le vit plutôt mal, même si au fond ça fait lui fait du bien. Ce qui fait la force de cet anime, c’est qu’on ne sent pas qu’on vous fait la morale. Fumer c’est mal, bouger, manger 5 fruits et légumes par jour etc. Ça passe crème, c’est une pure série feel good qui a défaut de vous donner envie d’aller faire un footing le dimanche matin vous donne envie de croire en vous et en vos capacités à vous surpasser même quand tout semble dire que c’est impossible. C’est déjà pas mal non ?

L’humour est aussi présent. Entre le Prince qui a vraiment du mal avec le sport, le chien qui est trop mignon et les soirées bien arrosées… Chaque personnage semble traîner un background intéressant qui va être développé au fil des épisodes, rajoutant de la profondeur au récit.

C’est le studio Production I.G qui s’est occupé de l’anime, un gage de qualité. Vous pouvez y aller les yeux fermés (enfin ouvrez les quand même pour regarder l’anime…). Les deux génériques sont très sympa, j’ai tout de même une préférence pour celui de fin reset de Taichi Mukai, mais Catch up, latency de UNISON SQUARE GARDEN est pas mal aussi.

Allez ! Courrez regarder cette série et plus vite que ça ! A petite foulée s’il vous plait. 

Tsurune

La seconde série qui a retenu mon attention je l’ai connu dans les magazines. J’ai trouvé les dessins élégants, et j’ai eu envie de connaître l’histoire de cette bande de garçons. Tsurune est un light novel écrit par Kotoko Ayano et illustré par Chinatsu Morimoto. Il est le lauréat du prix du jury lors d’un concours d’écriture organisé par le studio Kyoto Animation. La série devrait comporter une quinzaine d’épisodes.

Lorsqu’il était au collège, Minato Narumiya faisait du tir à l’arc (kyûdô, en japonais), mais un incident l’a poussé à arrêter définitivement cette activité. Arrivé au lycée, ses amis d’enfance tentent de le convaincre de rejoindre leur club, mais c’est une rencontre avec un mystérieux archer qui le décidera à revenir. Il intègre alors le club du lycée qui ambitionne de remporter le tournoi préfectoral… Mais ce n’est pas si simple car Minato doit affronter ses problèmes.
« Tsurune » c’est le bruit que fait la corde qui frappe l’arc quand on lâche la flèche. Sur Youtube vous trouvez des vidéos pour vous expliquer le kyûdô. Loin de n’être qu’un sport c’est tout un esprit qui habite ses pratiquants. Plus qu’un sport, c’est un art ou il faut être en harmonie avec son arc, la nature et où il faut remercier les kami (Dieux japonais).

La découverte de ce sport est intéressante, je ne connaissais pas du tout cette pratique c’est donc avec un intérêt tout particulier que je visionne la série. On nous y décrit la pratique, les objets, les lieux ou encore les compétitions. On fait aussi la connaissance d’un groupe de jeunes garçons bien déterminés à participer à une compétition inter-lycée. Il faut être une équipe de cinq pour cela, malheureusement, Minato n’arrive plus tirer et souffre de décoche prématurée.

C’est le talentueux studio Kyoto Animation (Free!, Violet Evergarden, Silent Voice…) qui s’occupe de la série. Elle est aussi bien réalisée techniquement que graphiquement. Les effets 3D sont parfaitement intégrés, donnant parfois un onirique et spectaculaire à la pratique du Kyûdô. Le personnage énigmatique (et fort agréable à regarder) de Masaki Takagawa et de sa chouette ne font que renforcer l’attirance des demoiselles pour Tsurune. Mais nous égarons pas, c’est un anime sur le sport, l’amitié et le dépassement de soi, le tout avec élégance et spiritualité.

Les deux génériques sont fort sympathique la 3D dans celui de début est très belle. Naru de Luck Life donne le ton bien que classique elle s’accorde bien aux images, pour finir sur une chanson plus douce avec Orange-iro de ChouCho.

Le kyûdô n’est pas simplement un sport, il faut être en harmonie avec son arc et avec la nature. Venez vous ressourcer avec Minato, Seiya et ses amis.

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Tanja

Je suis tombée dans les animes et les mangas depuis toute petite. Mais depuis 1997 je me suis spécialisée dans la Jmusic sur divers média. Avant toute chose j'aime le rock sous toutes ses formes et je m'éclate en concert. Depuis peu j'ai acquis un doctorat en manga avec des chats.

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