Voyage au Japon 2006 : Shinjuku, Harajuku, Shibuya
A 7h nous partons sur le pont. Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt. Nous allons prendre notre petit déjeuner à dans un Jonathans près de la gare. Retour dans le quartier que nous avons quitté il y a seulement quelques heures : Shinjuku. Il change de visage avec le soleil. Moins tape à l’œil, il semble plus sage.
Shinjuku

Aujourd’hui est un jour férié, mais le 45e étage de la mairie (Siège du gouvernement métropolitain) est toujours ouvert et gratuit. La vue panoramique sur Tokyo vaut vraiment le coup d’œil, en plus c’est gratuit, donc il ne faut pas se priver !

Comme toujours une boutique vous attend. J’achète une jolie Hello Kitty goth loli que ne n’avait pas et l’attache tout de suite à mon sac.

Autre incontournable la chasse aux tampons. Cherchez bien, mais sur la plupart des lieux touristiques on trouve une petite table avec un tampon spécial à l’effigie du site. C’est à la disposition de tout le monde. Cette fois j’ai « timbré » mon livre sur le Japon. A vous de les collectionner !

En bas de l’immeuble, nous faisons un petit tour dans le parc toujours occupé par quelques SDF et leurs tentes bleues. Les cerisiers commencent doucement à fleurir, et le temps est toujours frais.

Petit crochet dans le NS building où on peut admirer la plus grande horloge à balancier du monde haute de 29 m. Le toit est en verre et c’est donc une lumière naturelle qui éclaire l’atrium. Je n’ai pas eu le courage d’aller sur la passerelle à 110 m au dessus du sol.

Ah, il faut tout de même que je pense à passer au Like an Edison et au Club indies ! Hélas, très peu de sorties intéressantes. Je suis donc raisonnable (si, si ça m’arrive dans un magasin de visual !). Petit soucis au Like an Edison, ils ont le nouveau système de carte bleue où il faut rentrer son code comme chez nous, sauf qu’avec ma carte ça ne fonctionne pas. La fille arrive à appeler, je ne sais pas qui est à faire je sais pas quoi, mais ça fini par marcher.


Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons pour manger une tempura (légumes et crevettes fris). Elle est délicieuse, c’est la première fois que j’en mange une au Japon. J’avais été dégoûté après en avoir mangé une mauvaise en France. Celle-ci, sans être exceptionnelle, est très bonne.

Nous passons du côté est, comme c’est férié et la Shinjuku dôri (dôri = rue) est piétonne, ce qui est fort agréable.

Nous repassons voir de jour, cette fois, le temple Hanazono-jinja, où nous rencontrons une jeune fille et sa famille. Elle est en kimono pour fêter sa majorité (20 ans) en allant au temple. Le père est tout content de nous prendre en photo avec elle.

Les ruelles de Golden Gai sont bien tristes sans lumière. Et Kabukichô paraît bien calme.
Harajuku

Hop, le métro nous emmène à Harajuku. Nous allons visiter le Meiji jingû, un des temples les plus visités de Tokyo.

Meiji jingû

Le sanctuaire Meiji est le lieu shintô le plus important de la capitale. Le temple datant de 1920 contient les cendres de l’empereur Meiji et de sa femme.

Il fut détruit en 1945 et reconstruit grâce à des dons privés. Lors des trois premiers jours de l’année le temple est pris d’assaut par des milliers de tokyoïtes. Si bien que la station de métro ouvre exceptionnellement ses portes à l’intérieur du temple dans l’allée principale… On peut faire la queue plusieurs heures pour accéder au temple pour prier.

Nous avons beaucoup de chance car, d’après notre bouquin, on peut voir des mariages traditionnels dans ce temple les dimanches et jours fériés. Et, c’est effectivement le cas !

Pas moins de 4 mariages se suivent ! On en profite car c’est vraiment très beau à voir. Il y a aussi des baptêmes car je vois deux trois familles avec des bébés couverts d’une grande couverture aux dessins traditionnels.

Allez, je vais dans mon quartier : Harajuku !
La descente de la Takeshita dôri est toujours un délice pour moi, même si pour la première fois en 8 fois je ne vais pas dans les magasins de goodies de groupe de visual kei. Je passe tout de même au closet child, mais la partie de la boutique qui s’occupait des CD à changé de place. J’y vais pour faire de la reconnaissance, mais n’achète rien.

Les boutiques de crêpes sont incontournables. C’est vrai que c’est un peu bizarre et je ne dirais pas que c’est « bon », mais ça se laisse manger même si ça n’a rien à voir avec une crêpes comme en France.

On ne fait que passer devant et nous partons pour Meiji dôri et Omotesando dôri.

Les lieux incontournables sont les magasins Codomania (avec des préservatifs pikachu 0 et d’autres fluos…), Kiddy Land (magasins de jouets sur 5 étages), et l’Oriental Bazar. Au Kiddy Land je me fais un stock de Gloomy, mais aussi un foulard de Nana et une Hello Kitty… Je sais c’est mal mais c’est le Japon !

A l’Oriental Bazar, on ne fait que du repérage sur les prix, les objets qu’on peut trouver… Je prend quand même des cartes postales pour la famille et les amis.

Shibuya
Pour revenir sur Shibuya nous décidons de passer par les petites rues piétonnes plutôt que par Meiji dôri. Ca me change, et c’est très agréable.

Je suis passée au Starbucks prendre un chocolat chaud (« cocoa » en japonais) car vraiment j’ai très froid ! En moins d’un quart d’heure nous voici arrivé dans les rues lumineuses et bondées de Shibuya.

Nous faisons un crochet dans le magasin Loft au rayon des conneries à deux balles et autres goodies qui servent à rien mais qui sont marrantes à regarder ! Petit tour dans les boutiques de capsule appelé Gachapon (ça sert à rien mais c’est marrant).

Nous passons dire bonjour à Hachiko. La statue du petit chien date de 1936. C’est vraiment « le » lieu de rendez-vous de Tokyo, tout le monde le connait. La statue rend hommage au petit chien Hachiko qui attendait son maître à la gare. Ce dernier est mort sur son lieu de travail et n’est donc jamais revenu. Le petit chien l’a donc attendu espérant toujours son retour. Les habitants du quartier l’ont nourri, et lui ont élevé cette statue, après sa mort, 10 ans après son maître.

Toujours impressionnant, le carrefour de Shibuya et ses milliers de passants qui déboulent tous en même temps lorsque le feu passe au vert.

C’est la sortie du single de KAT-TUN. Boy’s band japonais qui sort son premier single en major. Ils sont partout. Ils ont vraiment eu droit à une promo gigantesque. Je passe au HMV m’acheter le dernier album de Sex Machineguns : Made in USA.

Mon partenaire de voyage veut voir le quartier des love hotel car c’est très connu à Shibuya. En réalité, il y en a un peu partout. Je testerais quelques années plus tard avec mon chéri et j’écrirais un article sur cette expérience.

Comme c’est à côté de d’une salle de concert où je vais souvent (Shibuya O-West), je connais le coin. On regarde les prix, c’est à l’heure ou à la nuit. On ne voit rien de l’extérieur, parfois il y a des photos des chambres, c’est très discret et sûrement très pratique.

C’est pas tout ça, mais j’ai le ventre dans les talons. Direction une chaîne de restauration rapide avec un gyudon (bol de riz avec des lamelles de bœuf). J’adore toujours !

Il est tard et je suis crevée, nous retournons à l’hôtel. Encore une fois nous allons nous coucher à minuit.
