Angel sanctuary et sa suite Tokyo Chronos

Angel sanctuary est un manga de Kaori Yuki paru entre 1994 à 2000 et dans le magazine Hana to yume (shōjo). Pika nous permet de redécouvrir ce titre dans sa collection Pika Masterpiece avec des tomes doubles. Il faudra donc compter 10 tomes pour lire la série en entière.
De quoi ça parle ?
Il y a bien longtemps, l’ange Alexiel mena une révolte contre Dieu qui échoua. Sa punition : la réincarnation éternelle en des vies humaines proies à des tourmentes aussi bien physiques qu’émotionnelles… Des milliers d’années plus tard, elle se réincarne en Setsuna Mudô, un jeune garçon japonais. Mais la malédiction sévit toujours : il est amoureux de sa sœur Sara et transgresse ainsi les lois de cet amour interdit. C’est alors que l’ange Rosiel, frère jumeau d’Alexiel et ennemi juré de celle-ci, est libéré. Il souhaite à tout prix retrouver sa soeur prisonnière du corps de Setsuna pour poursuivre leur affrontement, quitte à provoquer l’effondrement du monde…


Angel sanctuary
Angel sanctuary est un manga qui a marqué son époque. Tout d’abord grâce à la qualité des dessins. La mangaka elle-même se demande comment elle a pu donner autant (en temps et en énergie). Les planches sont chargées en trames et beaucoup moins aérées que ce qu’elle produit désormais. Dans les années 90 ont pouvait avoir des dessins épurés comme des planches surchargées d’effets, de trames et de textes.Il y a aussi l’histoire, entre amour impossible, réincarnation et pouvoir surnaturel.
Des anges réincarnés en humains qui tentent d’avoir une vie normale et dont les souvenirs reviennent par vague. Setsuna était l’ange Alexiel dans une vie précédente. Sa plus grande malédiction n’est pas d’être un humain. Non, il est amoureux de sa sœur Sara car elle aussi est une réincarnation. C’était un plot assez courant à cette époque (90/2000). Ca m’avait déjà refroidi lors de la 1re publication et c’est toujours le cas aujourd’hui. Je ne suis pas très à l’aise. Il faut se dire que c’est leur personnalité d’origine qu’il faut retenir et non la réincarnation.
Lors de ma 1re lecture, j’avais trouvé que c’était très verbeux. Le format actuel est plus facile à lire, les bulles étant forcément plus grandes et le texte beaucoup moins petit. Je n’ai pas du tout été dérangée de ce point de vue avec cette nouvelle édition. Je n’ai jamais terminé la série à cette époque. Ce sera l’occasion de me lancer dans l’aventure.
Angel sanctuary – Tokyo Chronos

La suite Angel sanctuary – Tokyo Chronos est la suite de la série originelle. Elle parue entre 2022 à 2026 dans le Hana to yume Ai. Elle compte cinq tomes et elle est édité dans une version petit format.
De quoi ça parle ?
Kuon Kanai vivait déjà à Tokyo le jour où une fine pluie de plumes tomba sur la ville, faisant descendre sur Terre des angelots… Depuis ces événements, le jeune collégien aperçoit sporadiquement des ailes au dos de ses amis, d’étranges symboles noirs dans le ciel… sans en comprendre la raison. Ces étranges visions ne l’empêchent pas de tomber éperdument amoureux de Karis Kazamamori, une élève plus âgée qui l’éconduit gentiment. Mais en tentant de la protéger des griffes de son père adoptif, le jeune homme va découvrir un monde qu’il ne soupçonnait pas…

Tokyo Chronos
Je n’ai pas forcément d’avis car n’ayant pas lu entièrement Angel sanctuary, me lancer dans ce nouveau tome c’était un peu un défi. Si c’est mieux de connaitre l’univers, on peut quand même se lancer dans les aventures de Kuon Kanai. Le style de Kaori Yuki a beaucoup évolué. Ses planches sont plus aérées, moins chargées et son histoire avance aussi très vite. L’univers est déjà connu, pas vraiment besoin d’y passer du temps.
C’est une série courte en seulement cinq tomes, elle va donc vite allez à l’essentiel sans prendre trop de détour. Elle est quand même réservée aux personnes qui aiment l’univers d’Angel Sanctuary.
Si vous avez envie de découvrir ou redécouvrir ce titre de légende alors cette nouvelle édition est parfaite. Le grand format est parfait pour bien profiter des splendides dessins de Kaori Yuki.
Service presse


