JaponVoyage 08 - 2006Voyages

Voyage au Japon 2006 : Nikkô

C’est d’un œil glauque que je me réveille à 5h45… du matin. Alors que le ryokan, n’est pas encore ouvert, nous empruntons la porte dérobée à 6h30. Sans avoir oublié de prévenir la réception le soir précédent de notre départ matinal.

Nous allons à Nikkô. Pour cela il faut prendre le train à la gare d’Asakusa (Tôkyô). Puis prendre la Tôbu Izeraki line (1320 yens) ou la Nikkô line kairoku express (le double du prix pour 15 min en de différence). Il y a aussi un passe (Tobu Nikko Free pass) à 3760 yens. Est compris dans le prix : le trajet en train, les bus et quelques attractions touristiques (mais pas de temple). Franchement, je ne lui ai trouvé aucune utilité et, en définitif, on a dépensé des sous pour rien.
Le trajet dur environ 2h42 pour 135 km. Il y a un train par heure (sauf à 7h et 18h où il y en a deux par heure). Nous sommes arrivés très tôt et le comptoir pour acheter les billets vient tout juste d’ouvrir. Il faut faire attention d’aller en tête car les wagons de queue ne vont pas jusqu’à Nikkô. Il est lent et s’arrête partout, mais j’en profite pour dormir. Il est 9h15 lorsque nous arrivons dans la petite gare de Nikkô.

C’est le moine bouddhiste, Shodo Shonin, qui fonda le premier temple, il y a plus de mille deux cents ans. Il faudra pourtant attendre plusieurs siècles avant que la ville devienne un haut lieu du bouddhisme et du shintoïsme.
Le seigneur Tokugawa Ieyasu y fit construire son mausolée, son petit fils fit ensuite construire à côté, le Tosho-gu, un temple riche de décorations. Le site est classé au patrimoine mondial de L’UNESCO.

L’office du tourisme qui se trouve dans la gare donne des plans et des prospectus.

Plans trouvés à la gare

Devant la gare vous pouvez prendre des bus qui grimpent jusqu’aux temples. Les départs sont réguliers. Si le cœur vous en dit, vous pouvez remonter à pied la Route 119. Il vous faudra 20 à 30 min de marche pour atteindre le pont Shinkyo. Le bus nous arrête près du Rinno-ji.

Les différents tickets d’entrée

Temple Rinnō-ji de Nikkō-zan

De son nom originel, Mangan-ji, il fut l’un des temples principaux de Nikkô. Le temple fut érigé par le moine Shodo Shonin en 766 et fut reconstruit au XVIIe siècle.

Nous commençons par le jardin. C’est dommage le printemps n’est pas vraiment là. Il fait d’ailleurs assez froid. Ensuite, on peut visiter le petit musée : Hômotsu-den avec une jolie collection de joyaux et de livres.

Petit collier vendu dans le temple, il s’agit du signe du cheval

Le temple principal est le Sanbutsu-dô (1648 – temple des trois bouddhas-), il s’agit du plus grand édifice de la ville. A l’intérieur du temple est entreposé trois statues de bouddhas d’environ 8 mètres chacune (Amida Nyorai, Senjû et Batô). Il est interdit d’y prendre des photos. Mais ils sont vraiment magnifiques et valent le coup d’œil.

Arrivés devant la boutique à la sortie du temple, un moine qui parlait anglais est venu discuter avec nous des signes astrologiques qui nous intriguait. C’était vraiment inattendu et très gentil de sa part. J’ai acheté un petit collier porte bonheur avec mon signe astrologique : le cheval (500 yens) : « uma » en japonais.

Le Sôrin-tô (1643) une colonne de cuivre. Elle renfermerait 10 000 volumes de sûtra (écritures sacrées). C’est un symbole de paix.

Des plaques en bois porte bonheur (ema) avec les signes du zodiaque chinois

Tosho-gu

Ishidorii, la porte de pierre

Le torii de granit marque l’entrée du sanctuaire shinto. Sur la gauche la pagode à 5 étages (Gojû no tô – 1650) s’élance devant le temple du Tosho-gu. Gojû no tô fut détruite dans un incendie et reconstruite en 1818.

Gojunoto, la pagode à 5 étages

La porte Omote-mon ou Niô : Il s’agit du portail principal.

Dans les niches deux Niô. La gueule du 1er est ouverte pour prononcer la 1re lettre du sanscrit (ah) et le second à la gueule fermée pour prononcé la dernière lettre (un).

Petit édifice l’écurie sacrée (Shinkyûsha) est pourtant l’un des plus connu de Nikkô, grâce à ses sculptures de singes qui ornent le bâtiment en bois : le 1er n’entend rien, le second ne parle pas et le 3e ne voit rien (d’où leur nom en japonais).

Les trois singes
Sansaru, l’écurie et les 3 singes

Sanjinko, les 3 entrepôts sacrés ses édifices renferment des costumes somptueux utilisés lors de la célèbre procession des 1 000 samouraïs.

Kamijinko, Nakajinko, et Shimojinko

Toujours sur la gauche la fontaine sacrée (1618), la vasque est en granit, le toit est dans un pur style chinois. Tout le monde vient s’y purifier avant d’entre dans le temple. Ensuite, le Rinzo qui contient une bibliothèque de sutra dans un moulin.

Ensuite, derrière le grand tambour se trouve le Honji-dô. Sur son plafond est peint un dragon qui pleure. Une personne tape dans deux blocs de bois dans la salle rien de spécial. Mais lorsqu’il recommence sous le dessin du dragon, il y a un écho très long. C’est assez bluffant.

Sur la droite de la porte principal on peut admirer un beffroi et une cloche en bronze.

La Yomeimon est la porte principale du temple. Richement ornée, elle donne une impression étonnante de richesse par rapport aux autres temples japonais beaucoup plus sobres.

Il paraît que les artistes ont placés des erreurs pour ne pas déplaire aux Dieux, mais j’avoue ne les avoir jamais trouvées… Sur la gauche, on peut tout de même apercevoir les mikoshi (sanctuaires portatifs) qui seront baladés dans toute la ville durant les différents festivals.

mikoshi

La Karamon, elle ouvre sur le sanctuaire : Honden et Haiden, on peut les visiter, en laissant ses chaussures sur le côté. J’avais bien du mal à rester sur le tatami tellement il était froid.

Dieu protecteur Shinto Zuijin

Sur le côté droit se trouve le chat endormie (Nemuri neko), une des curiosités du site. Rien d’exceptionnel (520 yens quand même pour le voir !), c’est une petite sculpture en bois peinte.

Nemuri neko

J’aime beaucoup ce temple, même s’il est tellement chargé que je parlerais pour le décrire de style « baroque ».

Le Gohonsha, le temple principal, est fermé au public.

Gohonsha, le temple principal

Ensuite, on remonte la montage entre les cèdres vers le mausolée de Tokugawa Ieyasu (1543-1616). La montée est rude, mais elle vaut le coup par contre.

Nous arrivons à l’Okumiya, la tombe de Tokugawa Ieyasu.

Futarasan jinja

Temple mineur, il fut fondé par Shôdô Shônin, il est dédié au mont Nantai et Nyotai, ainsi qu’à leur enfant le mont Tarô.

Il y avait une petite musique en fond, mais rien de bien extraordinaire. Même si vous avez le billet pour visiter le temple il faut débourser 200 yens pour le petit jardin.

Taiyuin byô

Ce sanctuaire est le mausolée Tokugawa Iemitsu petit fils de Ieyasu. Il fut achevé trois ans après sa mort en 1653. Même s’il ressemble au Toshogu, il est beaucoup moins chargé.

Dommage que j’ai si froid !

Nous redescendons la rue vers l’autre côté de la ville. Trouver un chocolat chaud semble plus compliqué qu’il n’y parait…
Tiens une église ! Ca fait bizarre de voir ça ici.

Bon, il se fait tard et j’ai faim. Je passe au 7eleven m’acheter quelques gâteaux, un peu de vitamine C et un onigiri.

Nous reprenons la route vers la villa impériale : Nikko Tamozawa. Hélas, elle est fermée pour cause jour férié. Leur jour de fermeture est le mardi, comme c’était férié, la fermeture à été reportée au lendemain pour ne pas perdre le jour de congés. Le Japon a parfois de bonne idée pour les salariés. Nous continuons donc vers le stone park et le kanmangafuchi abyss.

Nous sommes seuls au monde, ça fait du bien !

Nous croisons juste un vieux monsieur qui nous saluera. Dommage que la barrière de la langue ne nous empêche de plus parler car il avait l’air fort sympathique.

Mais il est temps de revenir sur nos pas vers le Shinkyo.

Shinkyo

Ce splendide pont rouge date du XVIIe siècle, sa structure est entièrement en bois. Pour les légendes locales, ce serait l’endroit où le moine Shodo Shonin aurait traversé la rivière Daiya sur deux énormes serpents.
Fermé pendant plusieurs années, je n’avais pas eu la chance de le voir lors de ma dernière visite. Il est vraiment splendide, mais dommage qui faille payer pour faire un tour dessus. Sur le côté des panneaux retracent les différents travaux de rénovations.

L’hôtel Nikkô Kanaya

Cet hôtel est le plus ancien hôtel de villégiature classique japonais. L’homme à l’entrée de l’hôtel Nikkô Kanaya nous explique qu’il a le même âge que l’hôtel (70 ans) et qu’il travaille toujours car il n’aurait pas de retraite s’il arrêtait. Il parle très bien anglais et nous conseille d’aller voir les restes d’un lieu de culte juste à l’entrée.
Ca fait partie des rencontres sympa et inattendu.

C’est à pied que nous repartons vers la gare, passant d’un côté à l’autre de la rue pour regarder les boutiques. Celle de souvenirs se trouvent toutes amassées devant les arrêts de bus de la gare de Nikkô. J’achète une babiole avec les fameux singes du temple de Tosho-gu.

Heureusement qu’on peut attendre au chaud dans la gare. Notre train est à 16h58 et je m’endors dedans. Nous arrivons au terminus à Asakusa à 19h30. La pluie tombe sur Tokyo

Le Forum international est bien le jour, mais nous y passons aussi de nuit, ainsi que Ginza. Hélas, il pleut et c’est vraiment pas évident de prendre des photos sous la pluie.

Forum international de nuit

Le Lonely planet (oui, toujours lui !) indique un bon restaurant de sushi à Ginza le : Tsukiji sushiko. Il est assez chic et rempli de salarimen. Mon partenaire de voyage commande des sushis et moi du saumon grillé. La portion est, certes petite, mais alors, qu’est-ce qu’elle est bonne. N’hésitez pas à aller déguster des sushis là-bas, dans la partie anglaise ils expliquent même comment manger vos sushis.

C’est le cœur léger et le ventre plein que nous finissons cette journée, toujours vers minuit au Kimi ryokan.

Le trajet du jour à Nikkô

Tanja

Tanja écrit sur la J-music, les mangas et les anime depuis plus de 25 ans. Tombée très tôt amoureuse du Japon, elle est rédactrice depuis 1997 dans différents fanzines, magazines (Japan Vibes, Rock one), webzines (JaME, Journal du Japon) ainsi que sur son blog (Last Eve). Avec son groupe de visual kei français elle fait en 2004 la première partie de Blood premier groupe de vk à venir en France. En 2019, elle co-crée le podcast du BL Café pour parler de Boys' love aux plus grand nombre. Puis en 2022, elle intègre la team du Cri du mochi pour parler manga et anime généraliste sur Twitch.

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