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Rie Aruga de retour avec Shelter of love

Shelter of love est un manga de Rie Aruga prépublié dans le magazine Kiss. Elle signe son grand retour après sa série culte Perfect wold. Pour les petits curieux elle a aussi dessiné deux one-shot : Par-delà les étoiles et Quand la nuit tombe. Vous retrouvez toutes ses œuvres aux éditions Akata.

De quoi ça parle ?

Victime d’une mère violente, Yoru a été placée dans un foyer pour enfants. Elle y rencontre Tenjaku, un garçon de son âge au passé aussi compliqué que le sien. Si la petite fille a d’abord du mal à s’adapter à sa nouvelle « maison », elle finit, grâce à la protection de ce dernier, par y trouver son équilibre. Mais à l’approche de la majorité, comment ces deux êtres meurtris par la vie réussiront-ils à s’intégrer à la société ?

© Rie ARUGA / Kôdansha Ltd.

L’amour avec un grand A

Yoru a été retiré à la garde de sa mère car elle l’a maltraitait. Dans sa nouvelle famille (un foyer) elle rencontre Tenjaku qui lui aussi a été victime d’un père violent. Tout deux grandissent en se soutenant moralement mutuellement. La législation de l’époque les obligent à quitter le foyer dès leur 18 ans. Pour le moment ils sont 16 ans et encore un peu de temps devant eux. Mais ils réfléchissent déjà à l’après. Nous sommes en 2018 et il y a fort à parier que ce sera un élément essentiel dans le scénario.

Ils apprennent à vivre à la dur, sous le regard méprisant des uns, de la pitié d’autres et de l’indifférence de la plupart des gens. Toute la complexité psychologique de Tenjaku et Yoru est écrit avec une finesse incroyable par Rie Aruga. Comme c’était déjà le cas pour Perfect world, elle a fait un très gros travail de recherche dans les foyers de ce type au Japon. La colère et la tristesse nous prend à la gorge à mainte reprise dans ce premier tome.

Les larmes et les joies

Encore une fois, Rie Aruga tape juste. Elle arrive à nous transmettre toutes les difficultés de ces jeunes et la complexité de leurs sentiments. Des jeunes en manque d’amour, qui malgré les douleurs veulent revoir leurs parents car malgré les violences ça reste leur repère. C’est difficile à lire, mais salutaire. Il est facile de faire un enfant, il est beaucoup plus dur de l’élever dans l’amour et le respect. Et ce n’est pas parce qu’on est parent qu’on est fait pour ça. J’ai vraiment eu envie de hurler lors de certains passages.

Je vous conseil de relire l’interview croisée entre Rie Aruga dans le tome 6 de L’enfant en moi (Kana) d’Aoi Mamoru. Deux récits puissants actuels et complémentaires.

Shelter of love va vous serrer le cœur très fort, comme Rie Aruga avait déjà su le faire avec Perfect world. Je ne peux que vous encourager à lire sa nouvelle série tant elle est subit et toujours sans jugement envers ses personnages principaux. Un récit bienveillant sans pour autant se voiler la face sur les blessures de chacun.

Tanja

Tanja écrit sur la J-music, les mangas et les anime depuis plus de 25 ans. Tombée très tôt amoureuse du Japon, elle est rédactrice depuis 1997 dans différents fanzines, magazines (Japan Vibes, Rock one), webzines (JaME, Journal du Japon) ainsi que sur son blog (Last Eve). Avec son groupe de visual kei français elle fait en 2004 la première partie de Blood premier groupe de vk à venir en France. En 2019, elle co-crée le podcast du BL Café pour parler de Boys' love aux plus grand nombre. Puis en 2022, elle intègre la team du Cri du mochi pour parler manga et anime généraliste sur Twitch.

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