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Heartstopper, la série phénomène, enfin sur Netflix

Heartstopper est le nouveau phénomène sur Netflix. Mais tout à commencé bien avant. Ce webcomic eest dessiné par Alice Oseman autrice de plusieurs romans young adult comme L’année solitaire paru en France en 2015 chez Nathan et dans lequel apparaît Tori, mais aussi son petit frère Charlie et son petit ami Nick.
Ecrivaine précoce, elle a 17 ans quand elle est publiée la première fois son roman. Pour Heartstopper elle a voulu s’améliore en dessin avant de se lancer dans l’aventure bien différente de l’écriture. Son webcomics a eu de plus en plus de succès jusqu’à une campagne sur Kickstarter pour l’édition du premier tome. Depuis il est édité chez Hodder Children’s Books et en France chez Hachette roman.

De quoi ça parle ?

Heartstopper c’est l’histoire de Charlie, un jeune garçon de 14 ans ouvertement gay et Nick, un joueur de rugby au cœur tendre. Ils se rencontrent dans un lycée britannique réservé aux garçons. Leur amitié se développe rapidement, mais se pourrait-il qu’il y est un peu plus que de l’amitié entre eux ?
Charlie Spring est en 10e année à la Truham Grammar School for Boys. L’année écoulée n’a pas été très bonne, mais au moins, il n’est plus victime d’intimidations à cause de son coming out. Il fréquente un autre garçon, mais ce dernier ne veut pas que cela se sache.
Nick Nelson est en 11e année et fait partie de l’équipe de rugby de l’école. Il a un peu entendu parler de Charlie – le gamin qui a été mis à l’écart l’année dernière et victime de brimades pendant quelques mois – mais il n’a jamais eu l’occasion de lui parler. Jusqu’au début du mois de janvier où Nick et Charlie sont placés dans le même groupe et sont obligés de s’asseoir côte à côte.

Ils deviennent rapidement amis et bientôt, Charlie tombe amoureux de Nick, même s’il ne pense pas avoir sa chance car il pense que Nick est hétéro. Mais l’amour fonctionne de manière surprenante, et parfois de bonnes choses vous attendent au coin de la rue…

Investissement personnel

Alice Oseman s’est personnellement investi dans la série s’occupant elle-même du scénario. Impossible de laisser son bébé décevoir les fans. Peut-être trop car elle a dû arrêter quelques temps le webtoon par deux fois. Mais elle a le soutient de toute sa communauté.
Cette dernière est fidèle et à fond derrière l’autrice et ses personnages. L’histoire incroyablement adorable de Nick et Charlie marque durablement les lecteurs qui suivent leurs aventures avec une attention toute particulière. Gay, lesbienne, transgenre, les personnages sont tous très traités. Porte drapeau d’une jeunesse qui veut vivre sa vie sans être traité de monstre. Etre soi-même, être accepté sans jugement ni préjugé.

Baume pour le cœur 

La série est un bonbon sucré, parfois niais, mais c’est un pensement parfait pour le cœur. Chaque acteurs a été choisi avec soin, et on reconnait immédiatement chacun d’entre eux. Surtout ils sont pas des gravures de mode comme dans certaines séries américaines. Ce sont des ado normaux. J’aime beaucoup Tao qui a une vrai personnalité à la fois fun et réaliste. Le couple Nick te Charlie ont une belle alchimie à l’écran. Quelle belle surprise aussi de retrouver Olivia Colman (Hot Fuzz, The Crown, Broadchurch) dans le rôle de la mère de Nick. Le secret avait été bien conservé jusqu’à la diffusion.
Mais malgré le côté très mignon, les sujets importants ne sont pas du tout éludés, le retour à la réalité est parfois violent. Quand on est amoureux plus rien n’a d’importance, et pourtant les gens autour de vous vous font revenir sur terre. Coming out, brimade, découverte de sa sexualité… l’adolescence n’est pas si simple pour notre groupe d’amis-amies.

Après des mois d’attentes, visionner la série fut un véritable plaisir. Je l’ai dévoré une première fois, revue une seconde fois et comme le webtoon avant lui il me bombarde le cœur d’un millier d’émotions. Heartstopper est une série dans l’air du temps, sur une jeunesse qui se découvre. Elle s’adresse à tous et son message positif est universel. 

Tanja

Tombée très tôt amoureuse du Japon, Tanja écrit sur la J-music, les mangas et les anime depuis 1997 dans des fanzines puis sur plusieurs webzine et sur son blog. Dès que l'occasion se présente elle part au Japon se ressourcer.

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