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Le mandala de feu : l’inspiration vient en vivant

Le mandala de feu est un manga dessiné par la mangaka Chie SHIMOMOTO. Ce one shot était publié dans le magazine Leed (seinen), en France c’est la jeune maison d’édition Mangetsu qui l’a mis lumière.

Résumé 

D’abord moine bouddhiste dans la péninsule de Noto, Tōhaku se rend à Kyoto pour tenter de devenir le disciple d’Einori Kano, peintre légendaire du Kansai. En vain. Mais il en faut plus pour le décourager, et la découverte que le jeune artiste va faire dans un château d’Azuchi en proie aux flammes pourrait bien changer le cours de sa vie.

© 2016 SHIMOMOTO Chie & LEED Publishing co.
Une autrice à suivre

Je ne connaissais pas Chie SHIMOMOTO, mais qu’est-ce qu’elle dessine bien. Elle a un talent fou, des dessins très propres et une très belle maîtrise de la narration. Autant vous dire qu’une fois commencer vous aurez bien du mal à le reposer. Tout comme le Hasegawa Tōhaku, on est subjugué par certaines de ses planches. Je vous ai mis une de celle qui est sans doute la plus emblématique du one shot. Il montre toute l’étendu du talent de son mentor, mais aussi que l’art peut vous transporter dans une autre dimension.
Son histoire est tour à tour belle, triste, transcendante… Beaucoup d’émotions se dégagent de ce récit d’un artiste méconnu en occident et de ses proches. Une occasion de découvrir des trésors en cherchant sur internet un peu.

Qui est-il ?

Mais qui est Hasegawa Tōhaku ? Et bien il s’agit d’un peintre japonais des XVIe – XVIIe siècles qui a donc réellement existé et qui est très réputé au Japon. Si on connait dans les grandes lignes sa vie et qu’on peut lui attribuer des œuvres incontournable. Il y a de nombreuses zones d’ombres qui permettent à la mangaka de broder sur sa vie et son parcours.
Je vais pas vous mentir je connais mal la peinture japonaise hormis les grands noms. Hasegawa Tōhaku a fait de nombreuses peintures murales restées dans les mémoires comme des trésors. Peu on survécu au temps et aux incendies mais on peut encore en voir quelques unes à Kyoto.

Une édition au top

Parlons aussi des efforts apporté à cette édition. Car si le contenu du manga est beau, Mangetsu nous a fait plaisir en le parant d’un très bel écrin. Ils ont eu la bonne idée de le sortir en grand format, ce qui donne encore plus d’ampleur aux magnifiques planches de Chie SHIMOMOTO. Le papier utilisé pour la jaquette est aussi très agréable au touché. Un soft touch qui fait penser au grain du papier pour le dessin. Au final, nous avons un très bel ouvrage et un éditeur qui nous permet de le découvrir sous son meilleur jour.

Le mandala de feu raconte une histoire universelle, celle que tous les grands artistes connaissent, l’abandon d’un être corps et âme à son œuvre. Une très beau moment de lecture à savourer dès à présent.

Singes dans les arbres dénudés, encre sur papier – Musée national de Kyoto
En partenariat avec Mangetsu

Tanja

Tanja écrit sur la J-music, les mangas et les anime. Tombée très tôt amoureuse du Japon, elle est rédactrice depuis 1997 dans différents fanzines, magazines (Japan Vibes, Rock one), webzines (JaME, Journal du Japon) ainsi que sur son blog (Last Eve). En 2019, elle s'inverti dans le BL Café pour parler de Boys' love aux plus grand nombre.

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