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Anime 2019 : Sarazanmai l’OVNI queer du printemps

©ikunirapper/shiricommanders sarazanmai

Le projet Sarazanmai a été dévoilé l’été dernier et depuis lors je suivais avec intérêt son actualité. Tout d’abord car c’était MAPPA qui s’en occupait et ensuite parce que le premier trailer faisait furieusement envie. J’étais loin de me douter que j’allais avoir droit à un tel OVNI.
Au Japon il est diffusé dans la case Noitamina sur la Fuji TV. L’anime est disponible tous les jeudis à 21h45 chez Wakanim.

L’histoire se déroule à Asakusa un quartier de Tokyo connu pour son temple le Senso-ji, la Skytree et la Kappabashi-dori (on trouve y de la vaisselle en gros pour les restaurants) où se trouve la fameuse statue de Kappa (le kappa l’avant sa vaisselle…).
Kazuki Yasaka, Toi Kuji et Enta Jinnai, tous trois en 5e, font un beau jour la rencontre de Keppi, un être mystérieux à l’apparence de kappa. Ce dernier leur subtilise leur shirikodama, une boule mystique logée dans l’anus, et ils se transforment en kappa eux-mêmes. Keppi leur déclare que pour retrouver leur apparence initiale, ils devront lui rapporter le shirikodama d’un zombie. Y parviendront-ils ? Au même moment, au poste de police où travaillent Reo Niiboshi et Mabu Akutsu, quelque chose est sur le point de se produire…

©ikunirapper/shiricommanders sarazanmai

Qu’est-ce qui nous relis ? Pourquoi avons-nous tant de difficulté a communiqué alors que toutes les technologies sont là pour faciliter cette communication. Comment dire à sa famille qu’on l’aime ? Comment dire à son meilleur ami qu’on l’aime ? Vous verrez qu’au premier abord on se ce dit que cet anime est juste barré et qu’on ne comprend pas grand chose, mais allez plus loin en faisant la connaissance de ces trois héros. Sarazanmai parle aussi d’amour au masculin, ce qui est plaisant et loin d’être du fan service. Bien au contraire, il se moque de ces derniers.

Le mot « Sarazanmai » est dérivé du mot sara (plaque), en référence aux plaques situées sur les têtes des kappas dont ils tirent soi-disant leur pouvoir, et du suffixe -zanmai, en référence à l’indulgence. C’est aussi une variation proche de sarasanmai (« trois planches »), une référence aux trois personnages principaux transformés en kappas. (Wikipedia)

La série est réalisée et scénarisée par Kunihiko Ikuhara (Utena, Penguindrum, Sailor moon) ce qui a augmenté d’autant plus l’intérêt des fans pour ce projet. Tous savais qu’il allait être différents des autres, et de savoir que c’était MAPPA qui s’en occupait avec Lapintrack. L’animation est vraiment bien et je n’ai pas encore vu de perte de qualité au 3e épisode, ce qui est très agréable. Il y a les passages de transformations ou de chansons qui sont récupérées avec quelques changements minimes voir pas du tout. Mise à part ça c’est qualitativement vraiment bon !

Le générique de début, Massara, est interprété par Kana-Boon (Naruto Shippuden, Karakuri Circus) alors que c’est The Peggies (Aobuta) qui s’occupe du générique de fin avec Stand By Me. Il existe aussi un light novel et un spin-off en manga Reo to Mabu: Futari wa Sarazanmai avec les deux policiers.

Si au premier abord la série peut sembler un peu barrée, je vous en conjure, allez plus loin que la première impression, Sarazanmai en vaut vraiment le coup. C’est une ode aux liens qui nous lient tous. Il est bien plus profond que ce que l’on pourrait croire au départ (et c’est sans mauvais jeu de mot !).

Tanja

Tanja écrit sur la J-music, les mangas et les anime. Tombée très tôt amoureuse du Japon, elle est rédactrice depuis 1997 dans différents fanzines, magazines (Japan Vibes, Rock one), webzines (JaME, Journal du Japon) ainsi que sur son blog (Last Eve). En 2019, elle s'inverti dans le BL Café pour parler de Boys' love aux plus grand nombre.

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