Bilan des nouveaux J-drama de Netflix

Désormais sur Netflix (SVOD générique) on peut regarder des dramas japonais légalement. ils sont cependant assez rare encore et il n’y a pratiquement que les créations originales du cru contrairement à leurs homologues coréens.

Les coups de cœur

The many faces of Ito (Ito-kun A to E)

Commençons avec Ito-kun A to E une série tiré d’un livre éponyme d’Asako Yuzuki. Prétendant leur donner des conseils sur l’amour, une scénariste de comédies romantiques trentenaire soutire des confidences à quatre femmes tourmentées par ce sentiment. Il se trouve qu’elles fréquentes toutes un certain Ito. Est-ce la même personne ?

Ce drama est court, six épisodes de 30 min, mais il se dévore d’une traite. L’histoire est bien ficelé et les personnages vite attachants. Chacun ses problèmes de cœur et chacun sa manière de les affronter.

C’est une bonne surprise, l’histoire avance rapidement, peu de temps mort et de niaiserie. Nous sommes au même niveau que la scénariste, nous avons dans l’histoire en tentant de découvrir quel est le point commun de ces histoires d’amour et qui pourrait être le fameux Ito.

Sachez qu’un film sort au Japon en janvier racontant la suite du drama avec une part importante porté au personnage d’Ito que l’on ne découvre qu’à la toute fin de la série. Malheureusement, on ne sait pas s’il sera disponible sur la plate forme.

Kantaro: The Sweet Tooth Salaryman

La première saison de Kantaro: The Sweet Tooth Salaryman comporte 12 épisodes et donc 12 desserts incontournable comme le kakigorioi ou le Anmitsu, ou le fameux pudding au caramel, le « purin », que l’on voit tant dans le anime ou drama, mais aussi des desserts que nous connaissons comme le Mont Blanc -un incontournable !!- et j’en passe.

Commercial dans une maison d’édition haut de gamme, Kantaro ne s’attarde jamais chez ses clients. Sa seule passion : la quête secrète de sucreries exquises…

En voilà une belle découverte. Ce drama mêle habilement l’humour WTF à la japonaise tout en vous faisant découvrir les desserts et les bonnes adresses pour les déguster. J’y ai appris beaucoup de choses sur les différents dessert japonais, dont certains que je n’avais jamais goûté car je ne savais pas ce qu’il y avait dedans… Ça fait saliver, et saliver, ça fait rire aussi autant vous dire que je vous recommande fortement ce drama totalement hors norme. là où on aurait pu faire un banal documentaire sur les passions sucrées de nos amis Japonais, on a une vraie tranche de vie et de rigolade WTF.

Je le recommande fortement !

Final fantasy XIV dad of light

Un père et son fils se rapprochent en jouant en ligne à Final Fantasy XIV. Une série en prise de vue réelle inspirée d’une histoire vraie. Le joueur, nommé Maidy, l’a ensuite raconté sur son blog, puis dans un livre. Au printemps 2017, il est adapté en mini-série et diffusé sur la TBS et la MBS. Là aussi il s’agit d’une série courte de 8 épisodes de 30 min (7 si on fait l’impasse sur le dernier épisode qui n’est pas indispensable). Là encore c’est une très bonne surprise.

C’est Yudai Chiba qui joue le rôle du fils, Akio Inaba, et Ren Osugi (Hana-bi, Shin Godzilla) celui du père, Hirotarô Inaba. Je n’ai jamais joué à un Final fantasy, mais cela ne m’a pas empêché d’apprécier cette mini-série. Déjà parce qu’on s’attache assez vite au héros. Enfant, la communication avec son père est assez simple, une fois adulte chacun est dans son monde et ne partage pas plus que des repas (et encore). Difficile pour le jeune d’entrer en contact avec ce père avec qui il ne parle plus depuis des années. Non pas qu’il soit fâché, mais ils ne savent plus comment interagir entre eux.
Heureusement, le MMO Final Fantasy XIV va les aider ! Il est bien connu qu’il est plus facile de communiquer sur internet et encore plus sur un jeu vidéo que dans la vraie vie. J’en sais quelque chose. Les deux personnages principaux sont touchants dans leur maladresse et leur difficulté à rentrer en contact.

Les déceptions

Blazing tranfer students (Honô no Tenkôsei REBORN)

Les garçons du boy’s band Johnny’s West incarnent une bande déjantée de lycéens transférés, recrutés pour une mystérieuse mission commanditée par leur énigmatique directeur.
Le format est le même huit épisodes de trente min environ avec des effets spéciaux tcheaps.

Cette série n’est pas l’adaptation du manga Honô no Tenkôsei de Kazuhiko Shimamoto, mais sa suite avec de nouveaux personnages. Le manga compte 12 tomes tous inédit en France. La série fut publiée entre 1984 et 1986 aux éditions Shôgakukan au Japon.

C’est sans doute trop WTF pour moi, mais je n’ai pas réussi à dépasser les premiers épisodes. Peut-être parce que je ne connais pas la série originale qui l’a inspiré je ne sais pas. En tous les cas je suis restée trop de marbre devant ce spectacle sans queue ni tête. Pourtant j’étais impatiente d’enfin voir un drama avec des Johnny’s sur Netflix même s’il s’agit d’un groupe assez peu connu de cette écurie…

Petite déception donc pour Blazing tranfer students qui promettait pourtant d’être une bonne série.

Million yen women (100 man en no Onna tachi)

Cinq femmes aussi sublimes que mystérieuses emménagent avec Shin, un romancier raté, qui gère leur curieuse maisonnée en échange d’une coquette somme mensuelle. 100 man en no Onna tachi est un manga en quatre volumes dessiné par Shunju Aono en 2015).

Là aussi je n’ai pas accroché, je n’ai même pas réussi à regarder la série en entier. Le personnage principal, totalement mou du genoux, m’a exaspéré au possible et toutes les nénettes autour aussi. Pourtant il y a du beau monde, mais non, les premiers épisodes ne m’ont pas donnés envie d’aller plus loin dans le récit. C’est dommage mais c’est comme ça.

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Tanja

Je suis tombée dans les animes et les mangas depuis toute petite. Mais depuis 1997 je me suis spécialisée dans la Jmusic sur divers média. Avant toute chose j'aime le rock sous toutes ses formes et je m'éclate en concert. Depuis peu j'ai acquis un doctorat en manga avec des chats.