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Akimi Yoshida présente : La Cerisaie

La Cerisaie

La Cerisaie est un one-shot d’Akimi Yoshida paru dans le magazine Lala (shōjo) en 1985. Nouvelle pièce de la collection « Akimi Yoshida présente », elle parle avec toujours autant de tact et de finesse de la jeunesse et du difficile passage à l’âge adulte. J’ai déjà parlé de Banana fish, Yasha et Kisshô Tennyo.
Il est édité en France chez Panini comics dans une très belle édition grand format avec un marque-page en cadeau à l’intérieur. Comme toujours, dans cette collection, nous avons droit à une excellente préface d’Ariane Even.

De quoi ça parle ?

Le club de théâtre de l’Académie d’Oka, une école réservée aux filles, joue la pièce La Cerisaie d’Anton Tchekhov à l’occasion de l’anniversaire de la fondation de l’école. Chaque chapitre de ce one-shot, suit la vie d’un des membres du club tandis que les préparatifs de la pièce se poursuivent. En prenant pour point de départ les coulisses d’une représentation théâtrale par une troupe de lycéennes de terminales, Yoshida aborde ici un de ses thèmes de prédilection : le difficile passage à l’âge adulte.

Du bourgeons à la fleur épanouie

Le lycée pour filles d’Oka se trouve au sommet d’une colline entouré d’une centaine de cerisiers. Au printemps, la colline se pare de fleurs roses délicates et parfumées. Akimi Yoshida conte ici les histoires de ces adolescentes qui fréquentent ce lycée, des femmes en devenir. Pour elles, c’est la fin d’un monde, la fin d’un cycle vers un autre celui de l’âge adulte. Il passe par les premiers amours, les prises de consciences et la fin de l’innocence. Leurs attentes, leurs espoirs et tous les tracas de cet avenir incertain sont dépeints avec délicatesse par la mangaka.
Les jeunes filles jouent la pièce d’Anton Tchekhov : La Cerisaie. Elle tisse un parallèle entre son œuvre et celle du dramaturge russe. Récit choral, la mangaka nous brosse plusieurs portraits pertinents et parfaitement bien écrits.

Premier amour, premières blessures

Malgré ses 40 ans, La Cerisaie n’a pas pris une ride. La situation des femmes, les attentes et ce que la société leur impose n’ont pas tant changé que ça finalement. Elle dit des choses parfois qui font mal, mais très vrai.
Cette fois encore, c’est un bonheur d’avoir accès à ce genre d’ouvrage. Intemporel, il nous confronte à nos propres angoisses présentes et passées. Au lycée, on se sent adulte, alors qu’on ne l’est pas encore. Ce saut vers l’inconnu est aussi angoissant que traumatisant. On pense que rien ne sera comme avant et que l’innocence et la liberté ne nous glissent entre les mains. Le rapport que nous avons avec les hommes, l’amour, et les attentes de la société sont aussi très pensantes.

Cette finesse psychologique et sociétale du passage à l’âge adulte décrite par Akimi Yoshida, en fait une mangaka intemporel et indispensable à lire.

Service presse

panini

Tanja

Tanja écrit sur la J-music, les mangas et les anime depuis plus de 25 ans. Tombée très tôt amoureuse du Japon, elle est rédactrice depuis 1997 dans différents fanzines, magazines (Japan Vibes, Rock one), webzines (JaME, Journal du Japon) ainsi que sur son blog (Last Eve). Avec son groupe de visual kei français elle fait en 2004 la première partie de Blood premier groupe de vk à venir en France. En 2019, elle co-crée le podcast du BL Café pour parler de Boys' love aux plus grand nombre. Puis en 2022, elle intègre la team du Cri du mochi pour parler manga et anime généraliste sur Twitch.

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