Cinéma

BIRDMAN ou les vertus insoupçonnées de l’ignorance

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Les Oscar sont passés, nous avons les résultats ! Birdman a raflé pas moins de quatre statuettes et la salle était bien remplis pour un mercredi matin ! Il avait intérêt à être bien car avec mon rhume j’avais une sérieuse envie de dormir…

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Synopsis : À l’époque où il incarnait un célèbre super-héros, Riggan Thomson était mondialement connu. Mais de cette célébrité il ne reste plus grand-chose, et il tente aujourd’hui de monter une pièce de théâtre à Broadway dans l’espoir de renouer avec sa gloire perdue. Durant les quelques jours qui précèdent la première, il va devoir tout affronter : sa famille et ses proches, son passé, ses rêves et son ego…
S’il s’en sort, le rideau a une chance de s’ouvrir

Avis : Je n’ai pas trouvé Birdman exceptionnel. Je ne me suis pas pour autant ennuyée. Il y a même des moments furieusement jubilatoire et de très belles scènes où les acteurs envahissent l’écran. J’ai aimé les références aux films de super héros, à Hollywood et aux critiques assassine de Brodway. J’ai aimé le voir perdre les pédales et se prendre pour un super héros.

Mais il y a aussi des longueurs, et un thème de départ qui s’effiloche au fur et à mesure que le film s’étire. Et puis il y a cette fin. Sérieusement, je ne l’ai pas aimé. J’aurais voulu que le film s’arrête net avant (Attention Spoiler : Quand il se tire une balle dans la tête). Je ne sais pas cette fin m’a gâché une partie du film le syndrome du : tout ça pour ça.

Alors oui, cette impression de plan séquence sur toute la durée du film c’est un bel effet de style (même si au début ça m’a plutôt donné la nausée), oui la musique est vraiment cool (voir le batteur en plein milieu de la rue, ou au détour d’un couloir c’est sympa aussi), voir Michael Keaton en slip dans les rues de New-York c’est amusant, pourtant au final je n’ai pas été plus émue que cela par le personnage de Riggan.

A n’en pas douter BIRDMAN survolera les box office, mais j’attendais sans doute plus d’un film comme celui-ci.

Tanja

Tatiana Chedebois, plus connue sous le nom de plume "Tanja", écrit sur la J-music, les mangas et les anime depuis plus de 25 ans. Tombée très tôt amoureuse du Japon, elle est rédactrice depuis 1997 dans différents fanzines, magazines (Japan Vibes, Rock one), webzines (JaME, Journal du Japon) ainsi que sur son blog (Last Eve). Avec son groupe de visual kei français elle fait en 2004 la première partie de Blood premier groupe de vk à venir en France. En 2019, elle cocrée le podcast du BL Café pour parler de Boys' love aux plus grand nombre. Puis en 2022, elle intègre la team du Cri du mochi pour parler manga et anime généraliste sur Twitch.

2 réflexions sur “BIRDMAN ou les vertus insoupçonnées de l’ignorance

  • J’ai lu plusieurs analyses ça et là qui traitaient du film et qui m’ont donné envie de le voir pour son côté « méta » (qui parle du cinéma dans le cinéma etc).
    La fin était vue comme une façon d’essayer de s’échapper du système qui au final reprenait son droit (au perso) à s’échapper pour lui offrir une nouvelle gloire. Sur une nouvelle façon de voir la célébrité non pas par le talent mais par le buzz sur les réseaux sociaux et le crédit que veulent bien donner les journalistes.

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