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La trilogie Delirium de Lauren Oliver

Encore une dystopie pour ado ? Oui c’est vrai, Delirium est une trilogie de Lauren Oliver pour les « young adult ». Profitant d’une remise sur le tome 1 en ebook j’ai entamé la trilogie l’année dernière, je ne l’ai terminé que cette année sur un sentiment mitigé.
La trilogie Delirium est complétée par plusieurs nouvelles, toutes n’ont pas encore été traduite, un pilote de série télé a été tourné, mais il n’a pas été concluant et aucune série n’a été tourné par la suite.

11614718Delirium – Lauren Oliver

Lena vit dans un monde où l’amour est considéré comme la pire des maladies. Un monde où tous les jeunes subissent à leur majorité une opération du cerveau pour être immunisés. À quelques mois de ses dix-huit ans, Lena aspire presque à subir à son tour le Protocole car depuis toujours amour rime pour elle avec souffrance et danger. Jusqu’à ce qu’une rencontre inattendue fasse tout basculer. Avant, tout était simple, tout était organisé. Mais est-ce vraiment vivre que de laisser la société tout prévoir pour vous ? Vos amis, vos amours et votre avenir ? Imaginez qu’on vous prive de tout sentiment. Que la liberté ne soit plus qu’un vieux souvenir dénué de sens. Jusqu’où iriez-vous pour garder le droit d’aimer ?

J’ai mis du temps à sauter le pas, le résumé ne me passionnait pas plus que ça. Dans cet univers l’amour est devenu une maladie que l’on tente d’éradiquer à l’âge de 18 ans par un procédé qui vous enlève vos sentiments.

J’avais peur d’un roman un peu trop à l’eau de rose. Il est vrai que l’on voit tout arriver à 100 km, j’ai attendu vraiment 77% du livre pour être enfin surprise ! Même si on sent l’oppression sur les habitants.

Ce premier tome est une longue (très longue) mise en place de l’univers et de l’intrigue. L’héroïne, Lena, est sympathique, mais change de comportement assez radicalement ce qui peut paraître un peu bizarre. Et c’est seulement à la fin qu’elle prend un peu d’ampleur.

Le second tome est intéressant car même si elle vit enfin à l’extérieur avec les autres invalides, elle n’a pas pour autant la vie facile bien au contraire. Sa vie va être chamboulé par son enlèvement avec Julian. La construction du livre est originale, l’auteure imagine un jeu de ping pong entre le passé et le présent de Lena d’un chapitre à l’autre.
J’ai pris plus de plaisir a lire Pandemonium, d’ailleurs je me suis précipités sur la suite.

Le 3e et dernier tome, Requiem, est bien avec une alternance entre Lena poursuivant son chemin avec les invalides et Hana qui a subit l’opération et qui doit se marier. Si ce dernier tome se lit vite la fin arrive comme un cheveu sur la soupe laissant le soin au lecteur de s’imaginer la suite… Trop de questions et un semi-happy end qui ne m’a pas plu. J’aurais vraiment voulu que l’auteure termine en disant : non le premier amour n’est pas forcément le seul et unique et que bien souvent on doit y laisser des plumes et passer au suivant. Bon, après c’est ma vision des choses, je ne suis plus une ado rêveuse et la vie à fait son oeuvre. J’ai été aussi déçu par le traitement de Julian. Il est au côté de Lena dans le second tome et complètement abandonné dans le 3e comme un vulgaire figurant… Dommage.

Si l’univers vous a plu vous pouvez aussi lire la nouvelle Hana disponible en français. On y retrouve Hana juste avant la disparition de Lena alors qu’elle-même se pose beaucoup de questions sur le Delirium. Si cela n’apporte pas grand chose à l’intrigue, on retrouve sans déplaisir Hana personnage attachant et plein de vie.

Si Delirium ne rentre pas dans mon top 10 des meilleures dystopie ou young adult, sa lecture est agréable. Lauren Oliver écrit d’une façon fluide et clair. Je reprocherais juste à son univers de parfois manquer de profondeur.

Note : ★★★☆☆

Tanja

Tanja écrit sur la J-music, les mangas et les anime. Tombée très tôt amoureuse du Japon, elle est rédactrice depuis 1997 dans différents fanzines, magazines (Japan Vibes, Rock one), webzines (JaME, Journal du Japon) ainsi que sur son blog (Last Eve). En 2019, elle s'inverti dans le BL Café pour parler de Boys' love aux plus grand nombre.

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