Cinéma

La Belle et la Bête, entre réussite et catastrophe

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Grâce à Noella j’ai pu assister à une avant-première du dernier film de Christophe Gans : La Belle et la Bête. Je la remercie d’avoir penser à moi car ce long métrage était sur la liste de film à voir cette année. A ma grande surprise le réalisateur était présent pour nous dire quelques mots avant de découvrir son film.

110035.jpg-r_160_240-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxLa Belle et la Bête

Synopsis : 1810. Après le naufrage de ses navires, un marchand ruiné doit s’exiler à la campagne avec ses six enfants. Parmi eux se trouve Belle, la plus jeune de ses filles, joyeuse et pleine de grâce.
Lors d’un éprouvant voyage, le Marchand découvre le domaine magique de la Bête qui le condamne à mort pour lui avoir volé une rose.

Avis : Visuellement ce film est magnifique. Je suis totalement cliente de cette débauche de détails, de décors féeriques et de costumes ostentatoires. Rarement on a vu un film français aussi fouillé. Le jardin autour du château est grandiose hésitant entre printemps et hiver selon l’humeur de son propriétaire. Les fontaines, les passages secrets, les statues, les cadres des miroirs, tout est fournis à l’excès. Mais ça en jette pas mal. Guillermo del Toro le prochain à se lancer dans l’aventure de la Belle et la bête aura du mal à m’épater autant.

Mais là où le bât blesse c’est la direction d’acteur tout simplement catastrophique. Ils déclament leur texte comme une pièce de Molière joué par une classe de CM2 pour la fête de fin d’année. C’est peut-être l’effet voulu, mais personnellement ça ne me plait pas du tout.
Les deux seuls à tirer leur épingle du jeu sont André Dussollier convainquant en bourgeois et Vincent Cassel en Bête poilue. Pour le reste c’est tout bonnement abominable. J’avais envie de leur filer des baffes.

Le second soucis est le rythme du film. J’y ai trouvé parfois le temps long. Quand elle rêve du passé de la Bête l’introduction est longue, la première fois passe encore, mais les fois suivantes cela en devient lourd. Et c’est dommage car la façon d’accéder à ce passé est poétique. On notera l’inutilité des tadums. Belle déclare qu’ils sont devenus ses meilleurs amis, mais elle ne les approche jamais car ils restent planquer sous les meubles… What ?! Dommage d’avoir inventé ces petits personnages tout mignons et de ne pas avoir su quoi en faire.

La musique de Pierre Adenot est quant à elle fort jolie avec des thèmes récurrents plutôt bien trouvés.

Loin de la noirceur du film de Cocteau ou de la niaiserie de la version de Disney, cette version est certes belle, mais aussi profondément superficielle. Un pétard mouillé en quelques sorte. Dommage car j’ai beaucoup d’admiration pour le travail de M. Gans.

Note : 12/20

Tanja

Tanja écrit sur la J-music, les mangas et les anime. Tombée très tôt amoureuse du Japon, elle est rédactrice depuis 1997 dans différents fanzines, magazines (Japan Vibes, Rock one), webzines (JaME, Journal du Japon) ainsi que sur son blog (Last Eve). En 2019, elle s'inverti dans le BL Café pour parler de Boys' love aux plus grand nombre.

2 réflexions sur “La Belle et la Bête, entre réussite et catastrophe

  • C’est un peu ce qui m’a fait peur en voyant la bande annonce. Pas convaincue du tout par le jeu de Léa seydoux notamment :/
    Je me suis dit conte = théâtre (mais pourquoi au final ça devrait être déclamé comme dans une pièce?).
    Perso les tadums sont là uniquement pour vendre des produits dérivés ou faire croire que le film est tout public car il y a des trucs mignons choupi dedans :3

  • Oui je ne sais pas si c’est fait exprès ou pas… Mais ça ne me plait pas :/ Dommage l’esthétique est magnifique… j’en mettrais des posters partout chez moi lol !!!

Commentaires fermés.