Le manga de l’année 2021 serait-il Blue Period ?

Blue Period est un manga de YAMAGUCHI Tsubasa publié dans le célèbre magazine Afternoon de Kodansha. Il a remporté de nombreuses récompense dont le grand prix du manga de l’édition 2020 du Prix Manga Taishō, mais aussi le non moins prestigieux prix Kodansha du meilleur manga 2020 dans la catégorie générale. Quand on voit les prix se multiplier ça aiguise notre curiosité. L’annonce de Pika de l’éditer en France était donc un événement très attendu.

Mais alors de quoi ça cause ?

Yatora est un lycéen studieux à qui tout réussit. Pourtant, il ressent depuis toujours une impression de vide en lui. Jusqu’au jour où, par hasard, il tombe sur un tableau qui le subjugue littéralement… Très vite, Yatora réalise que peindre est le seul moyen de faire passer ses émotions et de se révéler. Cet événement le pousse à se livrer corps et âme à la peinture pour tenter le concours d’entrée de la plus sélective des écoles de Beaux-arts !

Cliquez sur l’image pour lire un extrait © Yamaguchi Tsubasa / Kodansha Ltd.
Sortez vos pinceaux !

Si je ne suis pas une bête de concours, j’avoue que j’aurais aimer qu’on m’oriente ou qu’on me soutienne quand j’étais jeune vers un métier artistique. Yatora, malgré sa méconnaissance évident dans tout ce qui des Arts, trouve sa professeur un soutient évident. Personnellement, on m’a dit : Choisissez un métier réaliste mademoiselle. N’étant pas bonne élève je n’ai pu que me plier à la dure réalité.

Yatora va faire une plonger incroyable dans le monde de l’Art. Lui qui n’était dans aucun club et qui n’avait aucune passion, est totalement happé par les cours de dessin. On lui dit que personne n’a de don, mais que c’est à force de pratique et de détermination qu’on peut arriver à ses fins. Car oui, le dessin, c’est avant tout des techniques et des outils. En cela le manga vous apprendra sans doute des choses, que vous soyez familier ou pas, vous apprendrez toujours quelque chose sur les perspectives ou les rendus de volumes etc. Yatora se lance un défi totalement fou, maîtriser les bases et se lancer à corps perdu dans le concours d’entrée le plus sélectif du Japon. Un concours que l’autrice connait bien car elle l’a elle-même passé avec succès.

Jeunesse insouciante 

Blue period est une référence évidente à la Période bleue de Picasso, mais aussi au bleu de la jeunesse, celle de notre héros et de ses camarades d’atelier. Quand on demande à l’autrice pourquoi elle choisi le manga plutôt qu’un autre media pour raconter son histoire elle répond : « A la base, j’ai toujours aimé les mangas, et je me suis dit que pour exprimer ce que je voulais, le manga était plus approprié en tant que moyen d’expression ». Pour qu’on est vraiment l’impression que les dessins fait par les autres élèves aient des styles bien différentes, elle a mis à contribution d’autres artistes. A la fin du tome elle site chacun d’entre eux.

YAMAGUCHI Tsubasa réussi le pari de nous donner envie de prendre nos crayons et nos pinceaux, de coucher sur papier nos envies, nos rêves, notre âme. En tous les cas, c’est l’effet que ce premier tome a eu sur moi. Il n’est sans doute jamais trop tard pour faire ce qu’on a envie.

Blue Period a des chances d’être l’un des titres phares de cette année 2021 et d’enterrer beaucoup d’autres ! Alors, ne tardez pas et foncez tête baissée dans ce nouveau seinen.

Tanja

Je suis tombée dans les animes et les mangas depuis toute petite. Mais depuis 1997 je me suis spécialisée dans la Jmusic sur divers média. Avant toute chose j'aime le rock sous toutes ses formes et je m'éclate en concert. Depuis peu j'ai acquis un doctorat en manga avec des chats.

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