Le retour d’Otaku girls

Otaku girls est un manga de Natsumi Konjoh prépublié au milieu des années 2000 dans le magazine Futabasha (seinen). Il est publié en France une première fois en France entre 2009 et 2011. Avant de revenir en 2026 dans une édition en tome double et grand format chez Doki Doki.
De quoi ça parle ?
Comment déclarer sa flamme à une fille qui vous croit gay ? C’est la galère dans laquelle se trouve Takahiro, un lycéen qui en pince pour l’adorable Rumi, au point de poser pour elle au club d’arts plastiques. Le problème, c’est que Rumi est une otaku finie, une passionnée de manga yaoi, et qu’elle voit des homos partout. Ivre de bonheur, elle s’imagine une liaison entre Takahiro et le playboy du lycée, Shunsuke. Voilà qui n’arrange pas non plus la très glamour Yasuko, elle aussi otakette jusqu’au bout des ongles, qui a des vues sur le beau gosse. Vous suivez ?
Amourettes, quiproquos et humour déjanté dans un manga pour et sur les fans de manga !


Life if life
Le manga Otaku Girls, écrit et dessiné par Natsumi Hara, est une comédie romantique qui plonge le lecteur dans l’univers des otakus, des passionnés de mangas, d’animés et de personnages fictifs. L’histoire suit notamment Takahiro et ses amis, qui découvrent les habitudes parfois surprenantes des fujoshi, notamment leur passion pour les relations imaginaires entre personnages masculins. À travers des situations amusantes, des quiproquos et des moments embarrassants, le manga explore les différences entre la vie réelle et les fantasmes. Il aborde également les relations amoureuses, l’amitié et les difficultés à assumer ses passions face au regard des autres. Les deux garçons sont amoureux des deux jeunes filles, mais elles pensent que les deux lycéens sont en couple.
L’une des principales qualités de Otaku Girls est son humour, qui repose sur des situations absurdes et des personnages attachants. Le manga offre aussi un regard amusant sur le milieu des fans de Boys’ love, ce qui peut plaire aux lecteurs qui connaissent déjà cet univers. Pourtant, le manga sera prépublié dans un magazine seinen donc plus pour les jeunes hommes. C’est assez paradoxal pour être noté.
L’humour peut parfois devenir répétitif et certaines situations reposent beaucoup sur les clichés liés aux otakus et aux fujoshi. De plus, certains personnages manquent de profondeur et l’histoire peut sembler exagérée, voire gênante, à certains moments. J’ai personnellement peu rit aux diverses blagues. Je peux même vous avouer que j’ai été très hermétique à son humour.
La traduction
J’ai eu beaucoup de mal à me plonger dans ma lecture car une erreur de traduction m’a vraiment dérangée dès la page 4. Le terme Kabe circle est traduit de façon erronée.
Traduction du manga : Cercle muré : Cercle réalisant un doujinshi si populaire que son stand est encerclé par un véritable mur de fans lors des conventions.
Hors c’est plutôt que lors des conventions de doujinshi, l’emplacement des stands n’est pas aléatoire ; les stands populaires ont tendance à être placés sur les bords extérieurs (donc les murs) où il y a plus d’espace pour que les files d’attente s’allongent (source Dictionnaire Pixiv). Ceux qui sont contre les murs sont les cercles qui sont populaires et qui attendent une longue file d’attente. Pour ne pas gêner les autres stands ont les places près des murs. J’en avais parlé pour le drama et manga : Kabe-Koji-Nekoyashiki-kun Desires to be Recognized. Je raconte aussi mon expérience au comiket en 2019.
C’est le genre de détail qui vous sort de votre lecture et j’ai mis un peu de temps à m’y remettre. J’avais un peu peur d’y trouver des petites erreurs de ce type. C’est un univers très spécifique et je n’en veux pas au traducteur de ne pas savoir ce genre de détail.
Comme vous le saver mon niveau de japonais est celui d’un enfant de 3 ans, je fais donc remarquer cela à titre indicatif car malheureusement je ne suis pas bilingue et je ne veux pas donner de leçon de traduction. Juste ça ma chiffonné lors de ma lecture.
Malgré ces défauts, Otaku Girls reste un manga divertissant qui se démarque par son sujet original et sa manière décalée d’aborder les passions des fans de BL. A voir si vous accrocherez à l’humour ou si comme moi vous y serez imperméable.
Service presse
