Voyage : 2003-2003 : Nara
Suivez le guide !
Nous sommes arrivés un bon matin à Nara. Il fait très froid aujoud’hui, mais après un repas chaud nous voilà partis, notre plan à la main, dans la Sanjo dôri (rue Sanjo) à la découverte de la ville. C’est amusant il est diffusé de la musique traditionnelle dans la rue, ça donne une atmosphère spéciale.
Le site n’est pas très grand vous pourrez y passer une journée agréable.
Un peu d’histoire
L’impératrice Gemmyô transféra depuis Fujiwara le site de la capitale impériale à l’emplacement de Nara. A l’époque elle s’appelle Heijôkyô (capitale de la paix). Elle fut bâtie en 710. C’est la première fois qu’une ville va garder cette fonction de capitale aussi longtemps depuis qu’était né l’empire japonais. Elle ne fut déplacé qu’en 784, 7 empereurs s’y succèdèrent. La ville connue de grandes périodes artistiques.
Plan que l’on peut retirer à la gare
La gare de Nara
Fabrique de gâteau : sur la gauche ils battent la pâte
sur la droite une femme roule le gâteau dans une sorte de poudre.
Kôfuku ji
Fondé en 669 à Yamashina près de Kyôto, ce temple bouddhiste fut transféré à Nara.
L’incendie de 1717 a ravagé une grande partie des bâtiments d’origine. Seul quelques-uns ont survécus.
L’entrée du temple Kofukuji par la Sanjo dôri
A gauche : La pagode à trois étages (1143) sa décoration intérieure représente les mille Bouddhas
En premier plan des Jizo avec leurs bavoirs rouges.
A droite : Nan’endô (813), ce temple hexagonal fut reconstruit en 1741, on y vénère
la statut de Fukukenjaku Kannon
Au fond Gojûno tô (pagode à 5 étages)
La pagode à 5 étages de Kôfuku ji est la plus haute du Japon (55 m). Elle a été construite en 730 et reconstruite pour la dernière fois en 1426 dans un nouveau style.
Le parc de Nara (Nara Koen), fait 528 ha. On s’y promène entouré de daims (shika). Ils sont les messagers des dieux. Toutes les échoppes vendent des gâteaux ronds (150 yens) qui sont prévus uniquement pour leur propre consommation. C’est une attraction pour les enfants qui les craignent autant qu’ils en sont curieux.
Dans les rues il y a des dizaines et des dizaines de stands qui vendent de la nourriture : dango, barbe à papa, okonomiyaki, brochettes tout y passe et même l’équivalent de nos pommes d’amour mais avec des fraises ! Sur le bas côté on voit un attroupement, c’est un homme qui fait un numéro avec son singe. C’est amusant et les enfants sont ravies.
Des panneaux vous préviennent de faire attention de ne pas les énerver et de ne pas lasser les enfants seuls. Quand nous y sommes allés aucun cerf n’avait de corne, elles avaient toutes été coupées…
Kasuga
Ce sanctuaire Shinto est construit sur les pentes de la montagne Wakakusa. C’est le plus grand de la région. Près de 10 000 lanternes en pierre, en bois, en fer ou en bronze parsement les longs chemins qui mènent à Kasuga. Elles sont toutes éclairées 2 fois par an, en février et en août.
Ce jour là il y avait beaucoup de monde qui étaient venus visiter le sanctuaire pour y acheter des amulettes et prier.
Le chemin qui mène au sommet est magnifique. Les lanternes recouvertent de mousses nous donnent l’impression de voyager dans le décors d’un des films d’animation de Miyazaki. On s’attend à tout moment à voir se faufiler une noiraude ou voir un totoro débarquer sur le chemin.
A défaut de Totoro se sont les daims qui allonge leur tête sur les abords des chemins.
Plus de 10 000 lanternes agrémentent au bord des chemins (dommage qu’il y ait tant de monde…)
Le Kasuga est en rénovation c’est encore plus dommage…
Un petit chemin en ressortant du temple
Le temple Todaiji
Nous arrivons devant l’entrée du Sangatsu dô (temple du 3e mois) -voir photos ci-dessus à gauche-. Il fut achevé en 747, c’est le plus ancien bâtiment du Todaiji il abrite de remarquables statues d’époque Tempyô. Sur mes photos il fait sombre mais on voyait plus clair en vrai. Il est environ 4 heures de l’après-midi.
Ensuite nous passons au Nigatsu dô (temple du 2e moisà fondé en 752, il est reconstruit en 1669. Ce bâtiment est construit sur une terrasse de bois supportée par des piliers. Il renferme deux statues qu’on ne peut visiter, mais en contre partie on a une belle vue -voir ci-dessous à droite-.
La petite fille tourne une roue de pierre
Le Tôdaiji est le plus grand édifice en bois au monde, c’est l’empereur Shômu qui le fonda afin d’abriter le daibutsu den en 747. Il faudra 5 ans pour construire cet immense bâtiment. Détruit plusieurs fois il fut reconstruit en 1709, mais seulement au 3/5e de l’original.
A l’intérieur de nombreux trésors nous attendent.
Le daibutsu den (grand bouddha) est la plus grande attraction de Nara. La statue de 16,2 de haut, date de 752. Elle a nécessité des centaines de tonnes de bronze fondu. Sa tête c’est déjà déboîtée lors de tremblements de terre ou des incendies. Elle est très impressionnante et magnifique. Dommage qu’il n’y est pas assez de lumière, mon appareil n’a pas fonctionné malgré le flash (snif !!!). Ici c’est une capture d’image de ce qu’on a filmé.
Il y a plusieurs autres statues autour du bouddha. A sa droite le bosatsu kokuzo et à sa gauche le bosastu niyorin kannon elles sont toutes les deux recouvertes d’or. Pour information, un bosastu est un être qui a reçu l’illumination.
En retrait derrière le bouddha il y a la maquette du site, et aussi deux grandes statues. A sa droite le kômoken et à sa gauche le Tamon ten. Tout deux sont des guerriers célestes.
Tamon ten
Derrière le daibutsu den sur sa gauche on trouve un pilier avec à sa base un trou. On dit que si on peut passer par ce trou on atteint le nirvana ou bien on obtient la richesse (c’est selon !). Beaucoup d’enfants s’amusent à passer par là (futur millionnaire ?)
En resortant le soleil baisse… La luminosité est splendide
En resortant on passe par la Nandai mon. Elle messure 29 m de haut et fut bâtit en 1199. De style Tenjiku yô, elle abrite deux statues impressionnantes.
Nandai mon et un stand pour touriste
Nous repartons tranquillement une fraise d’amour à la main vers la Sanjo dôri. On s’arrête dans un Starbucks coffe car mes jambes sont engourdies par le froid…
Nara est magnifique, il s’en dégage une plénitude que je n’ai ressenti nul part ailleurs, pourtant le site était noir de monde en ce 2e jour de l’année. Visitez cette ville elle en vaut vraiment le détour !