All Things Must Pass : l’ascension et la chute de Tower records

Le documentaire de Colin Hanks est disponible depuis peu sur Netflix. Les magasins Tower records ne vous diront certainement rien car cette enseigne ne s’est jamais implanté en France. Mais si vous avez voyagé aux Etats-unis, au Japon ou encore à Londres vous avez pu en croiser. Spécialisé dans la musique, le magasin vendait des disques depuis les années 60. Tout commence à Sacramento dans une droguerie où les gérants se mettent à vendre des vinyls pour pas cher. Le premier magasin a été baptisé d’après une salle de cinéma voisine. Le succès est au rendez-vous et sept ans plus tard, Russel Solomon ouvrit son premier magasin à San Francisco dans une ancienne épicerie à l’angle de Bay et Columbus streets. A la fin des années 90 l’entreprise vaut un milliard de dollars. Pour fermer ses portes en 2006 croulant sous les dettes.

Tower records à Shibuya

All Things Must Pass est une chanson de George Harrison (The Bealtes) mais aussi le dernier message que l’on pourra voir sur leur dernier magasin avant la fermeture. Toutes les bonnes choses ont une fin. L’entreprise a été monté par et pour les passionnés de musique. Et pendant des années ils ont fait bon ménage entre leur passion et le business. Fer de lance des nouveautés ils encouragent les ventes de CD alors que les maisons de disque rechigne à cause du piratage. C’est l’arrivée des logiciels de partages et la démocratisation d’internet va celer la fin de la franchise le tout gangrené par une mauvaise gestion de leur expansion dans le monde.

Tower records était bien plus qu’un business. L’entreprise avait été créé par des passionnés de musique. Leurs vendeurs s’y connaissaient, ils savaient vous renseigner, c’était un des arguments de vente dans les années 60 à 80. C’était une grande famille, dèjà parce que le père et le fils Solomon étaient impliqués mais aussi parce que les autres étaient des amis, qui bien souvent avaient commencé comme vendeur pour gravir doucement les échelons. La tristesse qu’ils témoignent quand ils parlent de la fin n’est pas feinte. Le licenciement de toute l’équipe qui s’occupait du journal gratuit Pulpe! fut un crève-cœur. Ils n’ont pas su non plus trouver leur marque sur le web.

Bien entendu on parle un peu du Japon. C’est le premier pays où le magasin ouvrira son enseigne en dehors des Etats-Unis. Une idée qui paraît complètement folle à l’époque. C’est au Japon aussi que naît leur slogan : No music, no life. Le Japon est un marché fleurissant, et l’un des rares a survivre dans un monde où Virgin, HMV ou la Fnac ferment des boutiques partout dans le monde. L’enseigne japonaise compte encore 85 magasins. Lorsque l’entreprise est face à un redressement financier strict ils sont obligés de se séparer de leur branche japonaise -La seule à être bénéficiaire-. La fin du documentaire est émouvant. L’ancien directeur, Russell Solomon (décédé en mars 2018) s’est rendu dans les locaux de la Tower records, et tous les employés lui font une hais d’honneur. Il est ému que son rêve perdure encore au pays du soleil levant.

Ce documentaire ravira ceux qui ont déjà déambulé dans les allés d’un Tower records quelques part dans le monde, mais aussi les curieux. Même avec toute les bonnes intentions du monde, et beaucoup de passion on ne se relève pas forcément des mauvais choix fait aux mauvais moments. Tower records a voulu s’agrandir au plus mauvais moment de l’histoire de la musique, quand le mp3 téléchargé venait supplanté les supports physique. 

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Tanja

Je suis tombée dans les animes et les mangas depuis toute petite. Mais depuis 1997 je me suis spécialisée dans la Jmusic sur divers média. Avant toute chose j'aime le rock sous toutes ses formes et je m'éclate en concert. Depuis peu j'ai acquis un doctorat en manga avec des chats.

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