JaponVoyage 08 - 2006Voyages

Voyage au Japon 2006 : De Takayama à Kyoto

Au petit matin, nous passons nos dernières heures à Takayama. A quelques rues de notre hôtel se trouve le quartier des bars un sorte de Kabuki-cho miniature avec ses bars, restaurants et autres izakaya.

Ensuite, nos pas nous mènent dans les san-machi, qui sont encore désertes.

Si vous aimez faire des balades tranquilles et des photos sans personnes c’est le bon moment de la journée.

Accroché à ce petite temple des Migawari-zaru. Ces personnages ont pour fonction de protéger et apporter du bonheur.

 Migawari-zaru

Marché jinya mae

De 7h à 12h, devant, se tient, un petit marché du matin (asa ichi) où des maraîchers vendent des fruits, des légumes, assaisonnements divers et variés et quelques babioles. Une grand mère vend ses pommes et nous en fait goûter un morceau, elle me dit qu’elles sont sucrées, et c’est vrai qu’elles ont un très bon goût. Comme je mange rarement des fruits au Japon, j’en profite et je lui en prend une.

A 8h48 (c’est précis) le train qui nous ramène à Nagoya démarre de la gare de Takayama. De là, je prends le shinkansen vers Kyoto pour arriver à 12h20.

Kyoto

Après Tokyo, c’est très certainement la ville japonaise la plus connue en occident. Cette ville de 1.4 millions d’habitants est le centre historique du Japon, riche de 2000 temples c’est le point centrale du Japon ancien. Je me suis souvent servie d’elle comme point d’encrage avant de parcourir la région, mais sans vraiment la visiter. A peine trois temples sur 2000 c’est fort peu… Kyoto fut très longtemps la capitale du Japon, dès le VIIe siècle la région se développe et en 794, elle devient pour la première fois la capitale.

Nous passons par l’office du tourisme au niveau 9 de la gare de Kyoto dans le grand magasin Isetan. Je reste, en bas, sur un banc, à attendre mon camarade de voyage, car il y a trop de monde et nos bagages nous encombrent.

En sortant, nous optons pour le taxi, il pleut et je me souviens trop vaguement du trajet pour l’effectuer à pied. Avant de partir au Japon j’avais réservé au Guest inn Kyoto. Faute de mieux d’ailleurs, car il n’est vraiment pas terrible. J’y ai déjà séjourné en 2000 et je l’avais soigneusement évité depuis. Mais hélas, tous les hôtels avec des tarifs raisonnables sont complets ! C’est le printemps et les japonais viennent admirer les cerisiers en fleur (Sakura). Nous avons droit à un looooong discours et un tour de magie… Si, si…

Une fois nos bagages posés, nous repartons à pied vers le centre de Kyoto. Au début, tout ce passe bien, mais très vite le temps se couvre et il pleut à torrent ! Même nos parapluies ne nous protègent pas assez. Pour passer le temps, nous nous arrêtons manger un petit gâteaux avec du thé. Les mamies qui tiennent le magasins sont toutes étonnées de voir deux étrangers… Nous repartons mais la pluie ne nous laisse pas tranquille, et nous sommes même obligés de nous réfugier sous un porche. Un papy et une mamy attendent aussi, on leur demande où est le Nishiki market. Dès que ça se calme un peu nous reprenons la route.

Nishiki market

Ouvert entre 9h et 17h le nishiki market est l’endroit préféré des habitants de Kyoto pour y trouver de quoi manger et cuisiner. Fruits, légumes, poissons, crustacés, gâteaux, et autres produits non déterminés se côtoient sur toute la longueur de la galerie. Mon partenaire de voyage teste les huîtres cuites qui, d’après lui, sont excellentes. Ensuite, on teste un truc bizarre sans goût que je ne finis même pas. Je cherche aussi une pharmacie car j’ai mal à la gorge. La dame me donne un médicament, mais il ne fait que très peu d’effet.

Nous nous promenons dans les galeries marchandes. Des magasins de tout et de rien se succèdent. Je passe mon nez dans un 100yen shop (hyaku en shop). Il s’agit de magasins où tout est à 100 yen (0.70 euros environ, moins de 5F). Je trouve un strape Hello kitty rigolo avec un « lave écran » de portable incorporé et j’en profite pour acheter aussi le signe du chien pour compléter ma collection de signes astrologiques chinois.

Dans la galerie marchande un temple, vision incongrue mais courante d’un Japon hétéroclite.

Poncho-chô

Il s’agit du district traditionnel des plaisirs de la vie nocturne. Il n’est pas tard et c’est assez vide. Il vaut mieux visiter ce quartier le soir lorsqu’il y a du monde et que les ruelles sont éclairées par des lanternes de papier. Il y a surtout des bars, des maisons de thé, des restaurants et quelques boutiques autres.

Après la pluie
Le soir les lanternes s’allument

Gion

Les cerisiers donne un style aux façades

Ce quartier traditionnel près de la Kamo-gawa (gawa = rivière) est le plus connus de Kyoto, car on peut y voir travailler les geisha appelée geiko ici. Le nom de maiko est utilisé pour les apprenties. Si on s’y promène le soir, on peut les voir dans la rue. Elle attendait tranquillement pour traverser la rue sous une ombrelle de papier rouge. Moi qui n’en avait vu qu’une fois, furtivement, je suis gâtée car on arrêtera pas d’en apercevoir dans les rues de Gion. A cette époque comme il n’y a pas masse de touristes c’était beaucoup plus simple de les approcher tant qu’on restait poli elles voulaient bien poser pour des photos.

Une maiko
C’est très tranquille
Le héros dans la lumière
maiko
Petite rue tanquille
Sanctuaire Tatsumi Daimyojin
Sanctuaire Tatsumi Daimyojin à Gion
gion
Les lumières s’allument quand le jour baisse
Sanctuaire Nishiki Tenmangu
Sanctuaire Nishiki Tenmangu au marché de Nishiki
La nuit est tombée

Pour le restaurant nous avons trop de choix, et surtout nous voulons quelques chose que nous n’avons pas encore goûter. Nous voici donc dans un restaurant de udon (soupe de nouilles épaisses à la farine de blé). J’en prends un au curry, mais je ne l’aime pas du tout… 20 ans après j’en fais à la maison. Comme quoi on peut changer d’avis !

Pour revenir rien de tel que le bus ! Ce que j’aime c’est qu’on peut savoir où en est le prochain. Sur le panneau de l’arrêt, des pastilles de couleurs indiquent s’il est loin, pas très loin ou très proche…

Mais qu’est-ce qu’il caille !!! Nous planifions notre journée du lendemain grâce à la météo télévisée : Nous resterons à Kyoto pour visiter la ville.

Tanja

Tanja écrit sur la J-music, les mangas et les anime depuis plus de 25 ans. Tombée très tôt amoureuse du Japon, elle est rédactrice depuis 1997 dans différents fanzines, magazines (Japan Vibes, Rock one), webzines (JaME, Journal du Japon) ainsi que sur son blog (Last Eve). Avec son groupe de visual kei français elle fait en 2004 la première partie de Blood premier groupe de vk à venir en France. En 2019, elle co-crée le podcast du BL Café pour parler de Boys' love aux plus grand nombre. Puis en 2022, elle intègre la team du Cri du mochi pour parler manga et anime généraliste sur Twitch.

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