Anime printemps 2020 : Arte

Arte est un anime historique adapté d’un manga éponyme dessiné par Kei Ohkubo et disponible aux éditions Komikku. J’ai lu le premier tome à sa sortie, et malgré le fait que je l’avais bien apprécié je n’étais pas allée plus loin. L’arrivée de l’anime était une bonne occasion de refaire mon retard. L’anime est actuellement diffusé sur Wakanim à raison d’un épisode tous les samedis.

Florence, début du XVIe siècle.
Dans ce berceau de la Renaissance, qui vit l’art s’épanouir dans toute sa splendeur, une jeune aristocrate prénommée Arte rêve de devenir artiste peintre et aspire à entrer en apprentissage dans un des nombreux ateliers de la ville…
Hélas ! Cette époque de foisonnement culturel était aussi celle de la misogynie, et il n’était pas concevable qu’une jeune femme ambitionne de vivre de son art et de son travail. Les nombreux obstacles qui se dresseront sur le chemin d’Arte auront-ils raison de la folle énergie de cette aristo déjantée ?

© by Seven Arcs

Le nom de notre jeune héroïne a été inspiré par celui d’Artemisia Gentileschi une artiste peintre italienne du XVIIe siècle. Mais en aucun cas nous avons une biographie de cette artiste. Je la connaissais pour son tableau, Judith décapitant Holopherne, que j’ai pu voir au musée Galerie des Offices à Florence. Il est très connu pour sa violence, qui serait une sorte d’exutoire compte tenu du viol qu’elle a subit et du procès humiliant qui en a suivi. Il n’était pas facile d’être une femme à cette époque.

Notre Arte conserve de son illustre modèle une forte personnalité et un talent certain pour les portraits. C’est là aussi son père qui la forme au dessin et la peinture. A son décès elle cherche un atelier pour poursuivre son apprentissage alors que les académies sont fermées aux femmes. Elle trouve à l’atelier de Léo un maître bourru, mais qui lui fait malgré tout confiance.

Arte est confié au studio Seven Arcs pas vraiment connu pour ses animes historique qu’importe il s’en sort plutôt bien. La réalisation est confié à Takayuki Hamana (Prince du tennis, Appleseed XIII) et scénarisé par la talentueuse Reiko Yoshida (Violet Evergarden, Free!, Bakuman.). Quant à Chieko Miyakawa, c’est elle qui sera en charge du character designer et qui sera aussi chef-animateur. C’est Gorō Itō composant la bande originale somme toute assez classique.
Le générique de début, intitulé Clover, est interprété par Maaya Sakamoto, tandis que le générique de fin, intitulé Hare moyō, est interprété par Kiyono Yasuno. Les deux titres sont communs, mais ils se laissent écouter et collent plutôt bien à l’anime.

Si on sent quand même un certain manque de moyen, c’est une petite prod, c’est tout de même bien fichu et on ne s’ennuie jamais. Ne vous attendez pas non plus à des explications poussées sur les différentes écoles et style de peinture. Ça reste une série tranche de vie sur une demoiselle battante et enjouée. Bref, c’est assez feel-good !

Arte notre artiste en herbe est un anime intéressant qui même si on ne parle pas de la vraie Artemisia, arrive à nous passionner pour cette jeune fille pleine de vie et de ténacité. Si comme moi vous n’avez pas pu vous plonger dans le manga c’est l’occasion de découvrir l’oeuvre de Kei Ohkubo et peut-être ainsi de commencer un nouveau titre…

Rendez-vous sur Hellocoton !

Tanja

Je suis tombée dans les animes et les mangas depuis toute petite. Mais depuis 1997 je me suis spécialisée dans la Jmusic sur divers média. Avant toute chose j'aime le rock sous toutes ses formes et je m'éclate en concert. Depuis peu j'ai acquis un doctorat en manga avec des chats.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.