Rattrapage : Twittering birds never fly

Twittering birds never fly est un manga de Kō Yoneda qui a débuté en 2011 dans le magazine Ihr HertZ. Elle débute sa carrière en 2008, avec le titre Le Labyrinthe des Sentiments (Taifu), après s’être fait repérer en signant quelques doujinshi.
Elle continue à truster les meilleures places dans les classements avec des titres comme Nights (Asuka – Kaze manga) et bien entendu Twittering birds never fly (Taifu). En 2013, son titre Le labyrinthe des sentiments a été adapté en film live, quant à Twittering birds never fly il est lui adapté en film animé par le label Blue Lynx.

Yashiro, un masochiste totalement dépravé, patron d’un clan de yakuza et de la société de finance Shinsei, embauche comme garde du corps Chikara Dōmeki, un homme taciturne et peu bavard. C’est le début d’une histoire oppressante entre Yashiro qui ne parvient pas à surmonter ses traumatismes d’enfance et Dōmeki qui tout en obéissant sans mot dire aux ordres de son patron, cache au fond de lui une cicatrice plus profonde… L’impuissance de se dernier rassure Yashiro.

SAEZURU TORIWA HABATAKANAI © KOU YONEDA / TAIYOHTOSHO PUBLISHING Co.,Ltd

J’ai commencé à lire les manga de Kō Yoneda avec son one shot Mon Amour a Tout Jamais publié chez Taifu. Plus tard je me suis penchée sur Twittering birds never fly sans même comprendre toute de suite que c’était la même autrice. Je débarquais dans un univers qui n’avait aucun rapport avec son précédent travail. La lecture de ce titre incroyable a débuté il y a un peu plus d’un an, et ce fut l’une de mes plus belles découvertes BL. On est bien au de-là d’une banale romance.

Bosser dans l’univers sombre des yakuza est autant une façon de renaître que de sombrer dans un profond abîme pour nos deux protagonistes. Chacun gère ses traumatismes de façon différente dans un monde violent et sans état d’âme. Dōmeki et de Yashiro sont deux êtres torturés par leurs vieux démons attirés l’un à l’autre par un désir charnel peu conventionnel. Kō Yoneda n’a de cesse de nous surprendre en ne suivant pas les clichés du boy’s love. Yashiro se fait « baiser » part tout ce qui passe tandis que Dōmeki est impuissant. Un drôle de petit jeu va commencer entre eux. Désirs et sentiments étranges vont naître aux files des mois.

Elle creuse les sentiments de nos deux héros tout en déroulant un scénario incroyablement riche. Complots, meurtres, traîtrises, blessures, coup bas, rien n’est épargné à nos héros. Les personnages secondaires sont aussi soigné. Le point culminant étant atteint dans le tome cinq. J’ai rarement été autant remué que par ce tome incroyable. Je ne vous spolierais pas pourquoi, je préfère que vous en fassiez l’expérience par vous-même.

Le premier arc s’est terminé avec le tome six, la suite s’ouvre sur une nouvelle période de la vie du ténébreux Dōmeki et de Yashiro. J’attends avec impatience la suite de leurs aventures.

Twittering birds never fly est ce qu’on attend d’un roman noir ou un polar. C’est sale, sombre et incroyablement érotique aussi. Que vous soyez fan de Boy’s love ou pas je recommande chaudement la lecture de ces manga.

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Tanja

Je suis tombée dans les animes et les mangas depuis toute petite. Mais depuis 1997 je me suis spécialisée dans la Jmusic sur divers média. Avant toute chose j'aime le rock sous toutes ses formes et je m'éclate en concert. Depuis peu j'ai acquis un doctorat en manga avec des chats.

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