Banana fish: l’anime de l’été à ne pas louper

Basé sur le manga Banana Fish de Yoshida Akimi. Cette adaptation fait partie du projet visant à fêter les 40 de la carrière de Yoshida Akimi dans le monde du manga. Cette série de 24 épisodes est diffusée au Japon sur la Fuji TV dans la case noitaminA et en France sur Video prime (Amazon) à raison d’un épisode par semaine. Le manga compte 19 tomes et fut pré-publié entre 1985 et 1994 dans le magazine Bessatsu Shōjo Comic. En France, il a été publié chez Panini Comics à partir de 2002, si tous les volumes sont sortis il est désormais en arrêt de publication. Ce dernier n’a pas l’intention de l’imprimer à nouveau et les prix des volumes à nettement augmenté depuis le début de la série.

Le manga a beau avoir été publié dans un magazine shojo les thèmes sont loin de ceux abordés d’habitude. Ici le héros est un jeune homme confronté à la violence, aux viols, aux meurtres et à gangs. Mi-ange, mi-démon, il est loin d’être un enfant de chœur. Le bad boy par excellence il donne les coups et en reçoit aussi beaucoup.

Un jour, un homme sur le point de mourir donne à Ash Lynx, 17 ans, un chef de gang, une mystérieuse substance et prononce les mots : Banana fish. Ash part faire sa petite enquête, il fait lui -même parti de la mafia New-yorkaise. Contrairement au manga où l’action se déroule dans les années 80 après la guerre du Vietnam, ici c’est après la guerre en Irak. Ce qui est bien avec les Américains c’est qu’il font toujours la guerre quelques part et le contexte peut être adaptée à plusieurs époques. Fini les années 80/90, bonjour les années 2010 avec smartphones et autres nouveautés technologique. Et fini les moustaches à la Magnum pour certains personnages (ouf !).

Second personnage important le jeune assistant photographe Eiji qui va se retrouver bien malgré lui au cœur de l’enquête avec Ash. Jeune homme de 19 ans qui fait plus jeune que son âge et un brin naïf, il est complètement étranger à cette vie de bad boy.

Les mecs ne fuyez pas tout de suite, ce n’est pas du yaoi, concrètement si l’anime suit le manga vous ne devriez pas vous retrouver au cœur d’une histoire d’amour. C’est une histoire de gang avant tout, avec son lot de fusillade, de bagarres et de trahisons. Certes, le baiser le plus hot de l’année est décerné haut la main dès l’épisode trois (OH ! MY FUCKING GOD !!), mais il sert totalement l’histoire et n’est pas gratuit. Si l’amitié entre les deux héros fera couler beaucoup d’encre, et fantasmer quelques demoiselles, il s’agit ici d’une histoire hors du commun et loin des clichés habituels. Oui, bon, c’est vrai qu’une fois que les ennemis de Ash comprenne qu’Eiji est son point faible ce dernier va devoir en subir les conséquences.

Cette histoire d’amitié incroyable a d’ailleurs traversé le temps et émeut même les nouveaux lecteurs plus de 30 ans après sa sortie. Plus qu’une amitié ou une histoire d’amour, de toute façon totalement platonique, c’est une histoire de deux âmes sœurs connectées dès le premier regard. Ash se nourri de la candeur et de la fraîcheur de Eiji qui voit en lui sa part de lumière et Eiji se nourri de la force de Ash tout en explorant sa part d’ombre. Chacun y trouve une raison de vivre. L’un des points fort de la série, c’est l’aspect émotionnel, mais pas que pour le duo principal. L’attachement aux personnages secondaires est fort. L’auteure joue avec nos nerfs et nos sentiments, le tout enrobé dans une histoire de mafia et de drogue.
Préparez les mouchoirs.

Le chara design, tout comme l’introduction des smartphones, a subit un bon lifting. On laisse tomber le design rétro pour une approche plus moderne et contemporaine certainement plus accessible et moins old school. J’aime vraiment le travail qui a été fait à ce niveau. Le chara disgn d’Akemi Hayashi (Doukyuusei) est rond et doux. Il plaira à la gente féminine comme masculine. Pour le reste l’animation est correct avec quelques séquences 3D bien intégrée et la musique s’imprègne bien de l’ambiance de la série. C’est le studio MAPPA (Yuri!! on ICE, Kids on the Slope, Last Hero Inuyashiki) qui s’est occupé de l’anime et qui a donc fait un excellent travail d’adaptation de ce vieux titre culte.

Le générique de Found and lost est interprété par le groupe rock Survive Said The Prophet et donne vraiment le ton à la série avec un titre énergique. Le générique de fin Prayer X est interprété par le groupe King Gnu une balade sensible et mélancolique. Les images sont vraiment splendides et empruntes de mélancolie et de tristesse à l’image de l’âme de Ash.

Banana fish était une série très attendue des fans du mangas, mais aussi des autres -comme moi- désireuse de faire connaissance avec ce monument du shojo manga. Je vais donc suivre consciencieusement cette série, j’espère que vous ferez de même !

Tanja

Je suis tombée dans les animes et les mangas depuis toute petite. Mais depuis 1997 je me suis spécialisée dans la Jmusic sur divers média. Avant toute chose j'aime le rock sous toutes ses formes et je m'éclate en concert. Depuis peu j'ai acquis un doctorat en manga avec des chats.

4 pensées sur “Banana fish: l’anime de l’été à ne pas louper

  • 5 août 2018 à 12 h 51 min
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    Je voulais regarder l’anime que j’attendais avec impatience et puis j’ai vu que c’était sur amazon prime video donc…ben c’est mort -_-
    Des retours que j’ai eu de ceux qui aiment et possèdent/ont lu le manga, apparemment l’histoire est très rushée dans les premiers épisodes, ce qui fait qu’on change plusieurs passages de l’histoire pour coller. J’ai rien contre le fait d’adapter mais j’aimerais pas me retrouver avec un Library wars bis :/

    • 5 août 2018 à 13 h 04 min
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      ça va vite, mais franchement l’histoire est bien retranscrite. Par rapport au manga y a des choses zappés mais j’ai pas trouvé que c’était l’essentiel.
      Et mon cœur saigne à chaque fin d’épisode…

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