Tokyo fiancée : un voyage entre rêve et désillusion

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Un voici un dernier film pour ce Printemps du cinéma riche en découverte !
Le Japon est entré dans ma vie en 1990, avant j’étais déjà dedans sans le savoir, mais à partir de cette année là je suis tombée amoureuse de ce pays. Je n’ai jamais pensé devenir Japonaise. Cependant quand j’étais au collège, je rêvais d’être mangaka et de vivre de mon métier au Japon. La réalité s’est rappelée à moi et si je n’y ait jamais vécu j’y suis souvent allée en vacances. 11 voyages plus tard j’ai toujours cette envie dévorante d’y retourner, encore et encore. 7 ans déjà que je n’ai plus foulé son bitume.
Le Japon me manque énormément. Je ne pourrais pas vous expliquer la fascination qu’à eu ce pays sur moi et ce malgré les mauvais côtés qu’il peut avoir. Je l’aime toujours même si je le vois désormais dans sa globalité et non comme un pays idéal.

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Synopsis : La tête pleine de rêves, Amélie, 20 ans, revient dans le Japon de son enfance. Elle propose des cours particuliers de français et rencontre Rinri, son premier et unique élève, un jeune Japonais qui devient bientôt son amant. A travers les surprises, bonheurs et déboires de ce choc culturel drôle et poétique, nous découvrons une Amélie toute en spontanéité et tendresse, qui allie la grâce d’un ikebana à l’espièglerie d’un personnage de manga.

Avis : J’avais quelques appréhensions, car même si j’avais apprécié l’adaptation de Stupeur et tremblement ça n’était pas non plus mon film favori. Je n’ai d’ailleurs jamais lu de livre d’Amelie Nothomb. Mais dans celui-ci j’ai retrouvé de cette passion qui m’anime chaque jour.

Amélie débarque au Japon en terrain conquis, elle sera japonaise et puis c’est tout. Mais la réalité la rattrape et derrière sa bonne volonté elle découvrira qu’on ne peut devenir ce que l’on admire sans se perdre. Car oui sa relation avec Rinrin va lui ouvrir les yeux. Elle aime le Japon, mais elle ne veut pas non plus être une bête curieuse, une bête de foire. Elle l’aime, il l’aime, mais chacun aime une représentation de l’autre idéalisé, stéréotypé.

Dans cette adaptation s’entrechoque les idées des années 80/90 (l’époque où la vraie Amélie a vécu cette histoire) et le Japon d’aujourd’hui sans doute plus ouvert qu’à l’époque. Je ne compte plus les amies qui sont mariés (avec enfant ou pas) et qui vivent avec leur compagnons au Japon alors qu’il est vrai ce n’était pas forcément le cas il y a encore une dizaine d’année. Pour les garçons c’est plus simple, les japonaises ont toujours été plus ouvertes aux étrangers et à leur différences de culture.

Sa rivale qui drague Rinrin m’a fait penser à certaines filles (ou garçons) que j’ai connu et qui cherchent à tout pris « le » ou « la » japonaise car rien ne compte à part cet être idéalisé.

Le seul reproche que je ferais au réalisateur c’est d’avoir foutu la comédienne trop souvent à poil. Ce n’était pas nécessaire au scénario et ça n’apportait rien à part se rincer l’œil. A contrario la bonne idée a été de terminer le film avec la catastrophe du 11 mars. L’événement étant de très loin postérieur au livre, l’idée était très bien trouvée de faire partir Amélie non de son fait mais à cause du tsunami et de Fukushima.

J’ai beaucoup aimé, déjà parce que revoir, entendre, ressentir le Japon me fait du bien, la réalisation est certes simple, mais elle sert parfaitement le récit. Et les acteurs sont parfaits. C’est donc une très bonne surprise !

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Tanja

Je suis tombée dans les animes et les mangas depuis toute petite. Mais depuis 1997 je me suis spécialisée dans la Jmusic sur divers média. Avant toute chose j'aime le rock sous toutes ses formes et je m'éclate en concert. Depuis peu j'ai acquis un doctorat en manga avec des chats.

3 pensées sur “Tokyo fiancée : un voyage entre rêve et désillusion

  • 9 avril 2015 à 12 h 28 min
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    Je ne l’ai jamais vu, je ne suis pas trop fan de l’univers japonais. Mais bon, pourquoi pas essayer ! 🙂

  • 13 avril 2015 à 14 h 27 min
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    Je n’ai absolument pas entendu parler de ce film, et encore moins du roman dont il est issu O_o
    Je n’ai lu que 2 livres de Nothomb et même si c’était sympathique à la lecture, sit$ot refermé, sitôt oublié, j’ai été déçue.

  • 16 avril 2015 à 9 h 21 min
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    Je connaissais le roman de nom mais je ne savais pas de quoi il parlait. Cela dit le film est vraiment chouette. Il plaira peut-être plus à des japonisants comme nous ??

Commentaires fermés.